La belle Histoire du « Vol à Voile » vue d’une autre manière.

Mon but n’est pas de réécrire l’histoire du « Vol à Voile ». J’en retrace les grandes lignes avec les dates les plus marquantes et souvent suivies du lien de la source d’information. L’analyse n’est pas complète, mais je m’y applique. J’essayerai de garder un esprit vol à voile sans trop m’aventurer vers le vol moteur, mais certains évènements  doivent être cités. Je garderai une préférence pour nos pionniers belges, mais l’historique y est très pauvre, floue dans ce domaine et la tendance orientée moteur. Les allemands, par contrainte suite aux 2 guerres, en seront les plus grands promoteurs. Des erreurs peuvent se glisser dans mes informations, mais l’erreur est humaine et à vous de me corriger.

Bonne lecture à tous.

A voir le musée de la « Wasserkuppe » (en allemand) :
http://www.segelflugmuseum.de/index.html

L’Aviation Française, des Hommes et des Ailes ( en français) :
http://pdennez.free.fr/index1.html

A voir et à lire « Le vol à voile et l’ACUL » à l’adresse ci-dessous :
http://www.chez.com/acul/levol.htm

et en néerlandais :
http://www.aeroclub.student.kuleuven.ac.be/luac/geschiedenis/het_begin.htm

Tintin passion …(en français) :
http://users.skynet.be/tintinpassion/VOIRSAVOIR/Chromos.html

Histoire de l’Aviation (en français) :
http://www.chez.com/avion/

Aérostories (en français et anglais) :
http://aerostories.free.fr/

Flying Machines (en anglais) :
http://www.flyingmachines.org/

Brussels Air Museum Restoration Society – BAMRS :
http://users.skynet.be/BAMRS/BAMRS-fr.htm

Aviation Heritage in Blegium
http://ibelgique.ifrance.com/Aviher/index.htm

Aviation Pioneers : très complet mais en anglais
http://www.ctie.monash.edu/hargrave/pioneers.html

Aero Space History (en francais) :
http://www.aerospacehistory.com/

Histoire de l’Aviation Nantaises :
http://perso.wanadoo.fr/aircollection/sommhistoire.htm

Le désir d'imiter les oiseaux, l'envie de voler se sont d'abord exprimés à travers des légendes d'hommes volants : en Crète, avec le mythe d'Icare, en Amérique, chez les Incas, ainsi qu'en Asie (Assyrie, Inde) et en Afrique. Puis vint le temps des machines. Mais, contrairement à d'autres innovations liées aux moyens de transport, les progrès marquants des véhicules «plus lourds que l'air» ont attendu le XXe siècle pour se concrétiser.

1485 :    - Léonard de Vinci : il est impossible de parler de l’Histoire du « Vol » en général sans évoquer Léonard de Vinci. Il a dessiné des tas de machines volantes et il est l’inventeur de l« Hélice », dont le principe n’a jamais changé jusqu’aujourd’hui.

Voir (en anglais) : http://www.flyingmachines.org/davi.html

1783 :    - L'invention de l'aérostat.
A la fin du XVIIIe siècle, pour la première fois, on s'élève dans les airs, grâce à
Joseph Montgolfier, qui découvre le principe du «plus léger que l'air» et invente le ballon à air chaud. Aidé de son frère Étienne, il mène avec succès une série d'essais qui permettent à Pilâtre de Rozier et au marquis d'Arlempdes (François Laurent d'Arlandes) d'effectuer, au-dessus de Paris, le 21 novembre 1783, le premier voyage aérien.
Voir (en français) :
http://www.momes.net/dictionnaire/m/montgolfiere/montgolfiere.html
Tintin passion …(en français) :
http://users.skynet.be/tintinpassion/VOIRSAVOIR/Chromos.html

1784 :    - Début de l’année,le 19 janvier 1784,  les premiers passagers prennent l’air, à bord de la montgolfière « La Flesselles ». Outre le pilote, Pilâtre de Rozier, il y a Joseph de Montgolfier, et plusieurs passagers parmi lesquels, un Belge, le Prince Charles de Ligne.
Wikipedia - Enfin, le 19 janvier, le temps est propice et les esprits calmés, 100 000 Lyonnais sont présents et même Pierre, le père des deux inventeurs est là. Prennent place à bord du Flesselles, Joseph dont c'est le seul et unique vol, Pilâtre, le comte de Laurencin qui avait amené une grande partie des fonds, le comte de Dampierre, le marquis de Laporte d'Anglefort, le prince de Ligne et le jeune Fontaine. Un resquilleur est évacué tel un sac de sable.
Le décollage est laborieux mais il se déroule normalement tout de même. Au bout de douze minutes de vol, le vent change et ramène le ballon au point de départ. C'est alors qu'une déchirure apparait au sommet, le ballon perd rapidement de l'altitude et atterrit brutalement à une centaine de mètres de son point de départ. Les voyageurs sont choqués mais indemnes, ce qui n'est pas le cas du ballon à moitié brûlé qui est irrécupérable.

1785 :   - 1er janvier 1785 - le Français Blanchard et l'Américain Jeffries réalisent la première traversée de la Manche à bord d'une montgolfière.

1796 :   - Dès 1796, sir George Cayley élabore les premiers principes d'aérodynamisme appliqués aux plus lourds que l'air et dessine les plans d'un premier planeur.
Voir
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/cayl.html
Voir
(en français) : http://www.chez.com/avion/histoire/cayley.html
Voir 
: http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/lapicque/Opinfo98/Arnoux/G-Cayley.htm

1797 :    - Premier saut humain en parachute, le 22  Octobre 1797 par le Français André-Jacques Garnerin, à partir d’un ballon et d’une hauteur de près de +/- 680 m.
Voir
(en français) : http://www.menarini.fr/text/S/S21/S211/s211001.htm - para1

1799 :    - Jeanne-Geneviève Labrosse devient la 1ère femme parachutiste. Elève d’André-Jacques Garnerin, elle en devint ensuite son épouse.
Voir 
(en français) : http://www.menarini.fr/text/S/S21/S211/s211001.htm - para1

1815 :    - Le 27 septembre, Elisa Garnerin, nièce d’André-Jacques Garnerin, saute d’un ballon d’une hauteur de 3.500 m, devant le roi de Prusse.
Voir 
(en français) : http://www.menarini.fr/text/S/S21/S211/s211001.htm - para1

1830 :    - Indépendance de la Belgique.

1856 :    - Le principe du planeur, inspiré des cerfs-volants, et sa réalisation sont bien antérieurs à l'avion. Le premier vol plané enregistré fut effectué par le Français Jean-Marie Le Bris, qui en 1856 parcourut quelque 200 m à environ 100 m d'altitude.

1ère photo d’un planeur prise en 1868. 
L'Albatros de Jean-Marie Le Bris 1856

Voir (en anglais) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/le_bris.html
Voir
(en français) : http://aerostories.free.fr/precurseurs/lebris/
Voir
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/lebr.html
Voir
(en anglais) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/cayley.html

1863 :    - Le Belge, Vincent De Groof tente sa première expérience de vol plané. Le vent soufflant modérément, soulève la machine et le pilote jusqu’une centaine de mètres. Il avait sans le vouloir réalisé un parachute ascensionnel alors qu’il voulait voler de ses propres ailes.

 - L'Aviation, mot lancé en 1863 par l'écrivain et inventeur Gabriel de La Landelle.
Rappelons toutefois que « Avis » en latin signifie « oiseau ».

1874 :    - - Décès de Vincent De Groof. Il s’était associé avec l’aéronaute Anglais, Simmons. Dans le but de récolter des fonds pour continuer leurs travaux et expériences, ils effectuaient des exhibitions publiques. Le 9 juillet 1874, lors d’une ascension, le planeur accroché au ballon, celui-ci se décroche d’une hauteur d’environ 200 mètres et Vincent De Groof s’écrasera au sol tué sur le coup.
Voir : http://www.cetteadressecomportecinquantesignes.com/S24Avia.htm

1877 :    - Le 27 août 1877, Frans De Pauw vole avec son ballon "Le Saturne" au-dessus d’Antwerp à l’occasion du 300ième anniversaire de la naissance du fameux peintre Peter Paul Rubens.

1879 :    - Le « Rhoenklubs » amis des oiseaux migrateurs construit un abris au sommet de la « Wasserkuppe ».
(ceci pour expliquer l’attrait et la facilité du développement du vol à voile qui s’y créera plus tard).

1884 :    - C'est à l'Américain John Joseph Montgomery que l'on doit, en 1884, le premier vol horizontal.
Voir
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/mont.html

 - Le premier restaurant est ouvert à la « Wasserkuppe ».
(ceci pour expliquer l’attrait et la facilité du développement du vol à voile qui s’y créera plus tard).

1889 :    - Au Congo, des Belges tentent de créer une poste aérienne en montgolfière entre Matadi et Boma. Le projet fut rapidement abandonné.

 - C'est l'ingénieur Allemand Otto Lilienthal qui fut le premier à comprendre que pour imiter les oiseaux, le plus simple était de les imiter dans leur vol planer. En 1889 il construit un appareil très rudimentaire se situant entre le planeur et le deltaplane et se lance du haut d'un petit monticule. Ca marche! Le premier pilotage s'effectuait en déplaçant le buste et les jambes ce qui modifiait le centre de gravité de l'appareil. Lilienthal mis ensuite au point la première gouverne qu'il manoeuvrait à l'aide d'un levier. C'est dans l'une de ses machines que Otto Lilienthal trouva la mort en 1896, sa découverte, elle, ne s'arrêta pas là. Elle fut reprise par d'autres et améliorée sans cesse.
Voir
(en français) : Otto Lilienthal, l'expérimentateur.
Voir 
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/lilthl.html
Voir
 : http://invention.psychology.msstate.edu/i/Lilienthal/library/Lilienthal_Practical_Exp.html
Voir
(en anglais) : http://www.lilienthal-museum.de/olma/f_home.htm

Otto Lilienthal s’élance du haut de sa colline près de Berlin

 

Lilienthal 1889

 

1890 : Citons aussi que le 19ème siècle aura vu la domestication de la vapeur et de l’électricité qui débouchèrent sur la fabrication des premiers moteurs et enfin, la sortie du moteur à explosion.

             - Le 9 octobre 1890, Clément Ader, que l'on considère, en France, comme le père de l'aviation, effectue, sur 50 m, le premier vol en aéroplane à bord de l' « Éole », engin en forme de chauve-souris muni de deux hélices entraînées par un moteur à vapeur. C’est lui qui utilisa la première le mot « Avion » en créant ses deux machines suivantes, l’Avion II et l’Avion III. Toutefois, le mot le plus usuel restait l’Aéroplane.

Ici, l’Avion III de Clément Ader de 1897

Ader's Avion III, in museum

Voir (en anglais) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/ader.html
Voir 
(en français) : http://www.ac-rouen.fr/lycees/ader/clement_ader/clement_ader.htm
Voir 
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/ader.html
Voir 
(en français) : http://www.stratisc.org/strat/strat_049_carlierade.html

1895 :    - L’Ecossais Percy Sinclair Pilcher, s’intéresse lui aussi au vol, et contacte Otto Lilienthal.
Voir
(en anglais) : http://www.flyingmachines.org/pilc.html
Voir
(en anglais) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/pilcher.html

The Pilcher Bat Glider – 1895
The Pilcher Bat Glider - 1895

 1896 :   - - Décès de Otto  Lilienthal le 9 août 1896 avec une de ses machines.

             - Octave Alexandre Chanute, ingénieur français, lui-même à la recherche du vol, aida et conseilla fortement les frères Wright par une solide documentation récoltée sur les travaux d’Otto Lilienthal et d’autres..
Voir (en anglais) : http://www.flyingmachines.org/chan.html
Voir
les dessins et l’énorme documentation d’Octave Chanute :
Voir
(en anglais) : http://invention.psychology.msstate.edu/i/Chanute/library/Prog_Contents.html
Voir
(en anglais) : http://www2.crown.net/sspicer/chanute/chan_ind.html

Octave Chanute essayant son planeur sur les
dunes proches du lac Michigan en 1896.

 1898 :   - Le 20 octobre 1898 - Entre un dîner chez Maxim's et un vol en dirigeable, quelques passionnés d'aéronautique créent l'Aéro Club pour "l'encouragemment à la locomotion aérienne sous toutes ses formes et dans toutes ses applications".
Ernest Archdeacon,
en sera président fondateur.

 1899 :   - - Décès de Percy Sinclair Pilcher en Angleterre, avec un de ses planeurs.

 1900 :   - Le vol des frères Wright
Octave Chanute, il n'a rien inventé !  français, installé en Amérique, avait le sens de la documentation et le don de l'information. Il passa son temps a rassembler , à l'époque, tout ce qui touchait à l'aviation et à le diffuser de façon que le plus grand nombre possible de chercheurs puissent en profiter. C'est ainsi que le 13 mai 1900 Wilbur Wright écrivit à Chanute, lui demandant des conseils sur le choix du lieu et la façon de se procurer des renseignements sur les expériences de Pilcher. Quatre jours plus tard Chanute répondit en envoyant à Wilbur Wright une première liste de documentation (Taylor, Mouillard, Duryea, Sanderval, Hargrave, Fitzgerald) Ce fut la première correspondance de plus de 200 lettres échangées en 10 ans jusqu'à la mort de Chanute en 1910.

            Les résultats des travaux de Lilienthal seront analysés par les frères Wilbur et Orville Wright qui, aux États-Unis, réunissent, avec l'aide de l'ingénieur français Octave Chanute, qui avait récolté une solide documentation basée sur toutes les recherches relatives aux développement du vol plané. Ils possédaient toutes les informations d’Otto Lilienthal et bien d’autres. L'étude de celle-ci conduit les frères Wright à aborder, par l'apprentissage du pilotage, la relation complexe qui existe entre stabilité et manoeuvrabilité du vol. A partir de 1900, ils mènent à bien plusieurs milliers de vols sur différents planeurs.

            Voir la belle histoire des frères Wright : http://www.chez.com/avion/histoire/wright.html
Wright Brothers
(en anglais) : http://www.first-to-fly.com/
Voir
(en anglais) : http://www.wam.umd.edu/~stwright/WrBr/taleplane.html

Le planeur des frères Wright

 - Louis Blériot a commencer ses premières recherches en 1900-1901.
Après de solides études d'ingénieur, à l'école Centrale des Arts et Manufactures. Il deviendra ingénieur dans l'automobile, dans une usine de fabrique de phares et accessoires pour les véhicules "autos camion".
Voir : http://perso.wanadoo.fr/christian.hure/bleriot/louisbleriot.htm

Voir
(en UK et FR) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/bleriot.html

1901 :    - Fondation de l’ « Aéro Club de Belgique ». L'initiative en revient à Monsieur Fernand Jacobs, soutenu par l’Automobile Club et l’Institut Météorologique de Belgique. Fernand Jacobs était « astronome amateur de haut vol » et était déjà le fondateur, en 1894, de la SBA (Société Belge d’Astronomie).
L’Aéro Club, à aidé à la réalisation des aérodrome de Casteau, Berchem St Agathe, Kiewit, Sint Job in 't Goor
et d’autre encore en Belgique.
Voir : http://www.oma.be/BIRA-IASB/SRBA/centenaire.html
Voir : http://home.tiscali.be/be030493/18/historique.html

1903 :    - En France, l'Aéro Club deviendra l'Aéro-Club de France.

             - le 30 juin 1903, à la demande du capitaine Ferdinand Ferber, Ernest Archdeacon lance une souscription à l’Aéro-Club afin de fonder un « prix de distance pour appareils de planement ».

 - le 28 septembre 1903, l’aéronaute Henry de La Vaulx rallie, à bord de son aérostat, Paris à Hull, en Angleterre.

 - le 12 novembre 1903, les frères Lebaudy, à bord de leur dirigeable long de 58 mètres, établissent un record de distance entre Moissons et Paris : 61 kilomètres.

 - Les premiers vols motorisés et dirigés des frères Wright.
Les perfectionnements constants du moteur à explosion ont eu une influence prépondérante sur le développement de l'aviation. Le moteur avait été à l'origine, l'obstacle principal sur lequel avaient trébuché la plupart des pionniers : il n'existait, dans l'industrie, aucune machine susceptible de répondre à leurs besoins.

A la fin de 1902, ils construisent un moteur à essence dont ils équipent l'appareil synthétisant leurs recherches, le Flyer. Le 17 décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, près de Norfolk en Caroline du Nord, ils réalisent devant quelques témoins quatre vols d'une durée comprise entre 12 et 59 secondes.

Flyer 1

Flyer 1

            Les frères Wright sont aussi les inventeurs du système de décollage utilisé sur les porte-avions.
L’aéroplane était placé sur un rail, face au vent, un pylône placé derrière, un câble était accroché à l’avant de l’aéroplane et par un système de renvoi par poulies était accroché à son autre extrémité à un contre-poids hissé en haut du pylône. La descente du contre-poids favorisait le lancer et le décollage de la machine. (voir la photo ci-dessous).

Le mode de lancement.

 

 - Ferdinand Ferber s'est intéressé aux planeurs de Lilienthal dès 1898. Il fit quelques tentatives de vol malheureuses. Après avoir reçu des renseignements sur les expériences des frères Wright par Chanute, il a construit un planeur biplan.

Suspendu à une immense grue, le français Ferdinand Ferber entreprend l'essai de son
planeur propulsé à Nice, en juin 1903.

1904 :    - Le 1er mai 1904, première publication de la très célèbre revue, « La Conquête de l’Air », éditée par l’organe officiel de l’Aéro Club de Belgique, ayant pour président Adhémar de la Hault.

 - le 15 septembre 1904, les frères Wright réussissent le premier virage; c'est le début du pilotage.

 - le 24 septembre 1904, l’Aéro-Club ouvre un concours d’aéroplanes montés, doté d’un prix de 1 500 francs. Il s’agira de parcourir 100 mètres contre le vent. De plus, la dénivellation entre le point de départ et celui de l’atterrissage ne doit pas excéder 17 centimètres.

 - le 1 octobre 1904, Robert Esnault-Pelterie, inventeur du double entoilage des ailes, effectue les essais de son planeur biplan sur la plage de Wissant, à Boulogne.

 - Si les frères Wright sont les premiers à construire et dominer l’aéroplane, la France va se réveiller et se lancer dans une nouvelle ère moderne et surpasser ce qui est réaliser jusqu’alors.
Deux mécènes, tous deux membres de la Commission d’aviation à l’Aéro-Club de France, Ernest Archdeacon et Henry Deutch de la Meurthe, ont institué un prix de 50.000 francs or (+/- 12.000.000 Bef, 300.000 Euros), au premier aviateur qui, à bord d’un plus lourd que l’air, réussirait à parcourir 1 kilomètre en circuit fermé, c’est à dire avec retour au point de départ.

C’est le président et fondateur de l’Aéro-Club de France Ernest Archdeacon qui
pousse l’ingénieur Gabriel Voisin à construire en 1904 un planeur biplan type Chanute-Wright. Gabriel Voisin travaille avec son frère Charles en association avec Louis Blériot.

 1905 :   - le 12 fevrier 1905, l’aéronaute français Jacques Faure et son cousin Hubert Latham atterrissent à Aubervilliers avec le ballon Aéro-Club II. Partis de Crystal Palace, à Londres, ils ont réalisé la première traversée de la Manche.

             - le 27 mai 1905, Louis Ferdinand Ferber conçut un avion, le Ferber n°6, motorisé et le pilota. C'était le premier vol en Europe d'un avion parfaitement stabilisé et commandé.
Première en Europe :
au parc d’aérostation militaire de Chalais-Meudon, le capitaine Ferdinad Ferber réussit un vol avec appareil à moteur sur son aéroplane n° 6.

 - Gabriel Voisin, son frère Charles avec Louis Blériot installent à Billancourt, dans les ateliers Surcouf, un atelier de construction d’aéroplanes. Voisin et Blériot y construisent en un an une douzaine de biplans type Archdeacon, avec lesquels ils apprennent à piloter
Le 8 juin 1905
, sur la Seine, à Paris, Gabriel Voisin expérimente un aéroplane à flotteurs tracté par un canot à moteur.

La même année, Voisin fonde à Billancourt la première usine d'aviation au monde.

 - le 5 octobre 1905, les frères Wright dépassent les 38 km à 37 m de hauteur mais leur vol n'est pas homologué : aucune demande n'ayant été faite aux officiels pour le contrôle.
Le 12 octobre 1905 -
Fondation de la « FAI », la « Fédération Aéronautique Internationale ».

1906 :    - Plusieurs expériences réussies de planeurs, dès 1902, laissent penser à certains que le premier vol d’un appareil « plus lourd que l’air » à moteur, autonome et piloté, est possible. Toutefois, il manque un élément essentiel : le moteur. Un inventeur et bricoleur génial va donner à l’aviation naissante le moteur qu’elle attend : Léon Levavasseur.
Léon Levavasseur
ingénieur et artiste, pionnier de la construction aéronautique avec l’industriel Jules Gastambide, son ami, mécène et associé, fondent en mai 1906 à Puteaux la Société Antoinette (du nom de la fille de Jules Gastambide) pour la construction en série de leurs moteurs et le développement d’un aéroplane.
Louis Blériot
, lui aussi à la recherche d’un moteur, apporte des fonds ; il est nommé vice-président de la société, Ferdinand Ferber sera nommé « attaché commercial ». Ils conçoivent en 1906 un moteur extra-léger, 8 cylindres en V développant 24 chevaux, qui équipera pratiquement tous les aéroplanes des débuts de l'aviation en Europe jusqu'en 1910.
Le premier client de l’association Voisin-Blériot, ouverte en 1906 à la lisière du célèbre champ de manœuvres d'Issy-les-Moulineaux , est Henry Kapférer, l’ingénieur-pilote des dirigeables Surcouf. Le second client est le sculpteur Léon Delagrange, alors totalement inconnu. Le troisième est connu du tout Paris ; il se nomme Santos-Dumont. Tous débutent leurs vols en 1906 sur la pelouse de Bagatelle, près de Paris.

Voir : http://pgts.free.fr/etudegh/antoinette.pdf
Voir : http://pgts.free.fr/etudegh/gabrielvoisin.pdf

 - Le 18 mars 1906, près de Montesson, l’ingénieur roumain Trajan Vuia réussit en public un vol de 12 mètres, à 50 cm du sol. Son monoplan est le premier monté sur des roues garnies de pneumatiques.

 - Le 13 septembre 1906, à Bagatelle, à Paris, l'aéronaute brésilien Alberto Santos-Dumont procède aux essais de l’aéroplane n° 14 bis. Il roule sur plus de 150 mètres avant de quitter le sol sur 7 mètres.

 - Le 12 novembre 1906, à Bagatelle, Alberto Santos-Dumont est le premier à parcourir 220 m, avec son biplan 14 bis, équipé du moteur  Antoinette de Levavasseur.

Petite parenthèse, Alberto Santos-Dumont est aussi l’inventeur de la « montre-bracelet ».

Voir : http://www.w00.net/php3/index4.php?http%3A//www.w00.net/php3/histoire/santos.php3
Voir (en français) : http://www.montreux.ch/commune/celeb17.html

 - fin décembre 1906, Léon Delagrange passe commande pour un avion chez les frères Voisin. Léon Delagrange, sculpteur, était élève  aux Beaux-Arts quand Farman y étudiait la peinture et Voisin l’architecture.

Le Biplan 14 bis de Santos-Dumont au bois de Boulogne, le 23 octobre 1906

Records 1906 :
Distance : 220m, Santos-Dumont
sur Santos-Dumont Biplan 14 bis à Bagatelle, le 12 novembre 1906
Vitesse : 41,292 km/h
, Santos-Dumont
sur Santos-Dumont Biplan 14 bis à Bagatelle, le 12 novembre 1906

1907 :    - En France, l'industrie aéronautique prend naissance à partir de 1907 avec les ateliers des frères Voisin. À cette époque, il n'est guère possible de différencier pilotes, constructeurs de moteurs et constructeurs d'avions; inventeurs et constructeurs sont aussi leurs propres pilotes d'essais.

 - Louis Blériot s’est lancé dans la construction d’aéroplane depuis 1900 déjà mais sans grande réussite. Son premier essai, une sorte d ‘ornithoptère qui fut très vite abandonné. Aidé de son ami et associé Gabriel Voisin, il fait encore plusieurs essais avec un 2ème modèle, ensuite aidé par Louis Peyret un 3e et un 4e, pour le 5e, Peyret lui conseille la formule monoplan et au 6e en 1907, il décide de faire cavalier seul. Il faut attendre le Blériot VII , avec moteur « Antoinette 50 ch », avant de voir les premiers bons vols de 500m se réaliser.
Les frères Voisin,
à côté de leur biplan, certainement le meilleur aéroplane de son temps, réalisent des aéroplanes conçus par d’autres : Ambroise Goupy, Antoine Odier, les frères Vendôme.
Henry Farman,
un champion cycliste, devient un nouveau client, plus déterminé que les autres. Farman utilise pendant trois ans le biplan Voisin avec bonheur à Issy-les-Moulineaux, un champ de manœuvres de l’Armée.

 - Le 20 février 1907, Charles Voisin échoue, à Versailles, dans sa tentative de faire voler l’aéroplane commandé par Léon Delagrange.
Le 30 mars 1907 à Bagatelle, un vol de 80 m à 5 m de hauteur fut réussi. Le pilote était Charles Voisin. Léon Delagrange paya séance tenante.

 - Le 29 mai 1907, l’aviateur américain Wilbur Wright arrive à Paris.

 - Le 1er juin 1907, Henri Farman passa commande d'un avion Voisin muni d'un moteur Antoinette de cinquante chevaux payable après la réussite d'un vol de 1 km.

 - Le 21 août 1907, l’aviateur américain Wilbur Wright s’envole du camp d’Auvours, mis à disposition par l'armée.

 - Le 17 septembre 1907, après un vol de 184 mètres, Louis Blériot s’écrase à l’atterrissage à bord de son aéroplane VI. En excès de puissance, à 80 km/h, il s’est élevé à quinze mètres d’altitude.
En septembre Léon Delagrange
commande une machine identique à celle Farman, un Voisin avec moteur Antoinette de 50 ch.

 - Le 21 septembre 1907, à Paris, Louis Bréguet et Charles Richet présentent leur gyroplane à l’Académie des sciences.

 - Le 26 octobre 1907, Henri Farman devient recordman du monde en volant sur 771 mètres en 52 secondes et gagne la coupe Archdeacon.

 - Le 13 novembre 1907, à Lisieux, l’hélicoptère de Paul Cornu décolle pour la première fois.

 - Le 31 décembre 1907, l’aviateur américain Wilbur Wright s'attribue la coupe Michelin de la distance avec un vol. Dans la soirée, baptême de l’air pour le ministre Louis Barthou.

Records 1907 :
Distance : 770 m, Henri Farman
sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 26 octobre 1907
Vitesse : 52,768 km/h
, Henri Farman
sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 24 octobre 1907

1908 :    - En 1908, on voit apparaître, en tant que constructeurs d'aéroplanes, la « Société Antoinette » à Puteaux, animée par Levavasseur, dont les moteurs sont utilisés dans l'aviation depuis 1906; les « Constructions aéronautiques Henri Farmann », à Mourmelon et les « Etablissements Robert Esnault-Pelterie », à Billancourt.

 - le 13 janvier 1908 voit s'accomplir le premier kilomètre en circuit fermé, couvert en Europe et officiellement contrôlé : à Issy-les-Moulineaux, Henri Farman, réalise un aller et retour sur 500 mètres, avec virage obligatoire autour d'un poteau. Il pilotait son biplan Voisin, à moteur Antoinette de 50 chevaux. Le temps de vol chronométré était de 1 minute 25 secondes. C’était l’exploit le plus marquant de ce début de siècle. Empochant par la même occasion, la somme de 50.000 francs-or (+/- 12.000.000 Bef, 300.000 Euros).

Henri Farman, le 13 janvier 1908

 

 - en février 1908, le monoplan Antoinette IV de Gastambide et Mangin vole pour la première fois à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), piloté par Monsieur Welferinger. Ce dernier est alors le pilote attitré de la firme Antoinette.

 - le 28 mars 1908, Léon Delagrange réalise le premier vol avec  passager en enlevant Henry Farman sur son biplan Voisin.

 - en mai 1908, Wilbur Whright débarque en France et s’installe à Hunaudières, Le Mans.

 - Le 1er meeting de Gand, du 25 mai au 2 juin.
L
e 30 mai 1908
, Ernest Archdeacon et Henri Farman viennent faire une démonstration à Gand avec un avion Voisin.
Le Baron Pierre de Caters
fut le premier Belge à avoir une licence de pilote (n° 1). Il volait avec un avion construit par les frères Voisin.

 - Le 6 juillet 1908, Henri Farman gagne à Issy-les-Moulineaux le prix Armengaud de 10 000 francs, en volant plus d’un quart d’heure, soit 20 minutes et 20 secondes. Louis Blériot, engagé avec son monoplan, a tenu l’air durant 8 minutes 23 secondes.

 - le 8 juillet 1908, à Turin, la Française Thérèse Peltier est la première femme à monter dans un avion, celui de Léon Delagrange, en tournée en Italie.

 - le 8 juillet 1908, en tournée aux Etats-Unis, Henri Farman invente le mot “aileron” : il baptise ainsi les volets en bout d'aile d'avions qui sont présentés.

 - le 10 octobre 1908, 1ère photo d’avion, Louis Paul Bonvillain (Pathé) accompagne Wilbur Wright lors d’un vol au Mans.

 - le 18 octobre 1908, premier survol de Paris et de la Tour Eiffel en aéroplane.

 - le 30 octobre 1908, Henri Farman réalise le premier vol de ville à ville de l’histoire, du camp de Châlons, à Bouy, jusqu'à Reims. A une altitude de 25 mètres, il a couvert les 27 kilomètres en 20 minutes, soit à la vitesse de 81 km/h.

 - le 31 octobre 1908, Louis Blériot continue ses recherches et réalise un vol de 14 kms avec le Blériot VIII.

 - le 31 décembre 1908, Wilbur Wright, venu en France, s’attribua le record de distance et de durée par un vol de 2h30m13s 1/5 parcourant 124,7km.

 - En Belgique création de l’Aéro Club Liège-Spa.
Voir : http://users.skynet.be/rapcs/Club.html

 - en décembre 1908, Hubert Latham, petit fils du milliardaire Thomas Latham remplace Louis Blériot au sein du conseil d’administration de la firme Antoinette

Records 1908 :

Distance :       1.000 m, Henri Farman sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 13 janvier 1908
   
2.400 m, Henri Farman
sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 21 mars 1908
   
3.925 m, Léon Delagrange
sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 11 avril 1908
 
12.750 m, Léon Delagrange
sur Voisin à Rome, le 30 mai 1908
 
24.125 m, Léon Delagrange
sur Voisin à Issy-les-Moulineaux, le 16 septembre 1908
 
66.600 m, Wright
sur Wright à Auvours, le 21 septembre 1908
 
99.800 m, Wright
sur Wright à Auvours, le 18 décembre 1908
124.700 m, Wright
sur Wright à Auvours, le 31 décembre 1908

1909 :  La valse des meeting aériens, la course aux records, aux défis, à la motorisation, à la finance.

Le monde entier est envoûté par cette conquête de l’air au détriment peut-être du vol pur et sans moteur. Le vol plané est délaissé, voire ignoré et restera le parent pauvre de l’aviation moderne en plein essor industriel où l’amateur n’y trouvera que peu de place. A la recherche de publicité, différentes villes organisent des meetings aériens dotés de récompenses alléchantes.

A l'étranger, une équipe de techniciens français se rendait en Grande-Bretagne, pour jeter les bases d'un atelier de construction d'aéroplanes, rattaché aux célèbres usines de Bristol (1909). On trouve les noms de Glenn Curtiss, après celui des Wright aux Etats-Unis; Albatros et Rumpler en Allemagne, Etrich en Autriche-Hongrie et, en Russie, Sikorsky.

En 1909, le journal Londonien "Daily Mail" décide d'offrir une récompense de 1000 livres à l'aviateur qui réussirait à franchir la Manche en avion.

 - le 23 janvier 1909, Blériot sort de ses atelier un petit monoplan le Blériot XI et les choses vont accélérer pour lui et l’Europe entière. Louis Blériot obtient le premier brevet de pilote (N°1)

Au cours de la seule année 1909, les frères Voisin produisent environ cinquante biplans, la moitié étant exportée. Sans moteur, un biplan Voisin est vendu 25.000 francs ; un moteur Antoinette 50 ch est vendu 12.500 francs, et un rotatif Gnôme de même puissance 11.000 francs.

Le Blériot XI

1909 BLERIOT

 - le 1er février 1909, création à Mons de l’Aéro-club du Hainaut, président Monsieur le vicomte Adrien VILAIN XIIII et pour président d'honneur Monsieur DAMOISEAU, Gouverneur de la province de Hainaut.

 - le 8 mars 1909, création de l’Aero-Club d’Anvers.

 - En Belgique, Spa, « Grande quinzaine de l’Aviation », avec concours.
Voir : http://users.skynet.be/rapcs/Club.html

 - le 20 avril 1909, l'Aéro-Club de France est déclaré d'utilité publique. 

- En mai 1909, Blériot sort le XII , un monoplan à aile haute de 22 m2 avec un moteur de 35 CV. En juin, Blériot monte sur le XI un moteur Anzani de 25 CV. Blériot parcours 4 Km autour du terrain d'Issy-les- Moulineaux .Il supprime la dérive qu'il avait montée sur la cabane et donne un peu de dièdre à la voilure. Les flancs du fuselage ne sont pas entoilé. Le 4 juillet 1909, Blériot gagne un prix pour un vol de 50 mn à Juvisy et le 13 juillet le prix du voyage , en volant de Etampe à Orléans distant de 41Km 200.

- le 20 mai 1909, Paul Tissandier réalise 1h2m13s.

 - le 23 mai 1909, en présence de 20 000 spectateurs, inauguration de l'aérodrome Port-Aviation, conçu pour le spectacle et situé à Viry-Châtillon, près de Juvisy. Considéré comme le premier aérodrome du monde.
Voir : http://www.ville-viry-chatillon.fr/portaviation/portavia/histoire.htm

 - le 5 juin 1909, Hubert Latham sur l’Antoinette IV à Châlons réalise 1h7m37s

 - le 12 juin 1909, sur son monoplan n° XII, Louis Blériot réussit le premier vol avec deux passagers, Santos-Dumont et André Fournier

 - le 2 juillet 1909, l'Aéro-Club de France établit un code des routes aériennes.

 - Le 4 juillet 1909, Blériot gagne un prix pour un vol de 50 min à Juvisy

 - Le 13 juillet 1909, Blériot gagne le prix du voyage , en volant de Etampe à Orléans distant de 41Km 200.

 - le 19 juillet 1909, Hubert Latham à bord de l’Antoinette IV tente de traverser la Manche en avion mais tombe en mer après 18 kilomètres

 - le 20 juillet 1909, Henri Farman réalise 1h23m3,2s

 - Le 25 juillet 1909, un véritable exploit est réalisé par Louis Blériot qui traverse, la Manche en 37 min sur son Blériot XI. Le Daily Mail, un quotidien populaire anglais, offrait 1000 livres à celui qui franchirait le premier la Manche en aéroplane.
Parti de Calais à 4h35, Louis Blériot traverse la Manche en avion (Blériot-XI) et se pose à Douvres après 32 minutes de vol.

Voir 
(en UK et FR) : http://www.ctie.monash.edu/hargrave/bleriot.html 

 - Le 28 juillet 1909, à son retour d'Angleterre, 100 000 Parisiens escortent Louis Blériot de la gare du Nord aux Champs-Elysées.

 - Alberto Santos-Dumont, présente sa célèbre « Demoiselle ». Un des premiers petit avion construit industriellement et aussi vendu en Kit. Cet avion est le plus petit au monde. Il deviendra célèbre au Etats Unis aux mains de Roland Garros. Ce sera également le premier avion vendu pour moins de 7500 F de l'époque et dans les endroits les plus inattendus ( Le Bon Marché!).

La « Demoiselle 20 », photo de 1910

 - le 17 août 1909, l’Aéro-Club de France ne peut faire moins que décerner à Hubert Latham le brevet de pilote n° 9.

 - Sans doute le plus important rassemblement aéronautique du siècle.

En 1909, du 22 au 29 août, lère Grande Semaine d’Aviation de Reims - Bétheny, put avoir lieu grâce à la générosité des grandes marques de Champagne groupées dans un comité présidé par le marquis Melchior de Polignac. Elles dotèrent les concours de prix s'élevant au total à 200.000 francs-or. L’épreuve la plus prestigieuse est la première Coupe internationale d’aviation de vitesse Gordon Bennett, récompensant l’appareil et le pilote le plus rapide par une coupe en argent plus une somme de 25 000 francs. A titre indicatif, le prix d'un Farman de l'époque était de 25.000 francs-or. Elle inaugurait une période qui, jusqu'à la Grande Guerre, allait voir fleurir les meetings d'aviation. Mais aucun ne connut l'ampleur de cette première manifestation. Encore émoustillé par la traversée de la Manche accomplie par Blériot le mois précédent, tout le « gratin » européen se retrouva sur la plaine de Bétheny. D’importantes personnalités sont annoncées par la presse : Le Président de la République Armand Fallières et son épouse, Monsieur Millerand, le Général French, le Général Brun, Lord Northcliffe, directeur du Daily Mail, Lord George, le Chancelier de l’échiquier britannique et le prince Albert de Belgique. Plus de 500.000 visiteurs, pour assister à ce premier grand rassemblement d'hommes volants. On y voyait notamment neuf biplans Voisin, cinq monoplans Blériot, quatre monoplans Antoinette, quatre monoplans Robert Esnault-Pelterie (R.E.P.),  quatre Henry Farman, six avions biplans Wright, un Curtiss. Trente-huit aéroplanes se présentent donc à Bétheny le 22 août et trente cinq parviennent à se qualifier, pilotés par vingt-cinq pilotes différents.

Le vainqueur du meeting de Reims 1909, c’est définitivement l’aéroplane ! Il a battu tous les records du monde. Alors qu’en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Russie et au Japon aucun appareil de construction nationale n’a encore décollé, la production française se porte bien. Sur les vingt-cinq appareils qui ont tenté de se qualifier vingt-et-un sont de conception française. Au soir du 29 août, excepté Curtiss qui a remporté les deux épreuves de vitesse, tous les records sont détenus par des aéroplanes et des pilotes français.

Le Vainqueur du Grand Prix de Champagne, Henry Farman empoche 50.000 francs,  Latham rafle 45.000 francs de primes dans trois disciplines, Curtiss 35.000 francs, Paulhan, de Lambert et Tissandier se partageant les miettes.
Blériot et Farman
ont montré en 1909 qu’un bon aéroplane ne suffit pas et que le pilotage est une science (ou un art), il faut « piloter ».
En décembre 1909
, l’Aéro-Club de France délivre 17 brevets de pilotes aux valeureux qui ont montré leur adresse à Reims. Désormais, pour apparaître dans un meeting aérien et ouvrir des écoles de l’air, il faut posséder le brevet.

Voir :
http://www.chez.com/avion/reims/meeting.html
Voir :
http://pgts.free.fr/etudegh/gnome1909.pdf

La Semaine d'aviation de Reims s'est achevée sur de nombreux records. La coupe Gordon Bennett est gagnée par l'Américain Glenn Curtiss, celui de l'altitude au Français Hubert Latham, avec 155 mètres, record du monde de distance, 134 km, et de durée, 2h43m24s 4/5,  par Louis Paulhan. 

Louis Blériot ouvrit plusieurs écoles de pilotage dont celle de Buc. Ses élèves commençaient sur les "Taxis-pingouins", avions avec des moignons d’ailes, et après quelques semaines obtenaient un brevet de pilote passé sur " Blériot " qui équivalait à un brevet de pilote tout appareil.

 

 - en septembre 1909, le Belge Jan Olieslagers vol pour la première fois sur un Blériot XI à Issy-les-Moulineaux.

 - C'est à Tournai, sur la Plaine des Manœuvres, du 5 au 14 septembre 1909, qu'eut lieu le premier meeting aérien de Belgique. L'Aéro-club du Hainaut en était l'organisateur en collaboration avec l'Aéro-club de Belgique. Le Français Paulhan vole avec son Farman, Henri Crombez avec un Debongnies monoplan et Henry Vandamme se crash avec son planeur « Scrive », mais sans gravité. Enfin un planeur.
Voir : http://users.skynet.be/BAMRS/bataille/triplan1-page2-fr.htm

 - - le 7 septembre 1909 à 6h45 du soir, décès de Eugène Lefebvre, il se tua à Juvisy, sur l’aérodrome de Port-Aviation, au cours d'un essai à bord du Wright-Ariel. Il volait à 70 km/h à 6 mètres de hauteur. Il entre dans la légende de la conquête de l'air en devenant le premier pilote tué aux commandes de son appareil.

Sur le terrain de Port-Aviation, près de Juvisy, Eugène Lefebvre est le premier aviateur à se tuer en vol en Europe, en procédant aux essais d'un nouveau biplan des frères Wright, le Flyer type A.

- - le 22 septembre 1909, on apprend la mort du capitaine Ferdinand Ferber à Boulogne-sur-Mer : son aéroplane Voisin a capoté et l’infortuné pilote a été écrasé par son moteur.
Ferber
prit son vol, tout allait bien, mais au détour d’un virage, l’aile gauche toucha le sol et se brisa ; l’avion tomba alors dans la fausse rivière au sud de la ferme de Bodrethun. Ferber se releva en sortant lui-même des décombres. Il eut la force d’exprimer son dépit devant cet accident qu’il qualifia de stupide, puis il s’affaissa, vaincu par des lésions internes.

 - le 27 septembre 1909, lors de la semaine internationale de Berlin, le Français Hubert Latham survole la ville en aéroplane sur huit kilomètres.

 - du 3 au 17 Octobre, premier meeting aérien à Viry-Châtillon, sur le terrain de Port-Aviation qui fut le premier aérodrome au monde conçu pour accueillir les meetings avec une piste en ellipse de 4 km et des gradins de 7000 places. Un spectacle hors série devait terminer en apothéose cette année 1909, une Grande quinzaine de l'Aviation qui, , devait attirer sur les bords de l'Orge quelques 150 000 spectateurs.

- Le 18 Octobre - Premier survol de Paris en aéroplane - Cette quinzaine fut clôturée par un exploit qui fit du bruit, le comte de Lambert sur un biplan Wright parti de Port Aviation réussit la performance, après une audacieuse randonnée sur Paris, d'aller doubler la Tour Eiffel et de revenir à son point de départ, le tout en moins de 50 minutes.
Voir : http://otsi.savigny.free.fr/anecdotes/aviation/aviation.htm
Voir : http://www.jp.culture.fr/jp/programme/statique/r11/f77387.html

 - le 23 octobre 1909, La baronne de La Roche obtient son brevet à Châlons-sur-Marne à bord d'un Voisin. Elle est la première femme pilote au monde.

- Le dimanche 31 Octobre - Premier survol de Paris en aéroplane - Un exploit qui fit du bruit, le comte de Lambert sur un biplan Wright parti de Port Aviation réussit la performance, après une audacieuse randonnée sur Paris, d'aller doubler la Tour Eiffel et de revenir à son point de départ, le tout en moins de 50 minutes.
Voir : http://pro.wanadoo.fr/images.collection/ballons_et_aeroplanes1.htm

 - le 15 novembre 1909, à Paris, Paul Painlevé donne le premier cours de l'Ecole supérieur d'aéronautique

- le 19 novembre 1909, au camp militaire de Châlons, Hubert Latham bat le record d'altitude avec 410 mètres.

 - le 31 décembre 1909, Farman parcourt 126 kilomètres lors de la journée des aviateurs.

 - Carl Oskar Ursinus fonde à Francfort la Flugtechnischen Verein (Association de la technique de Vol). Ursinus venait de poser la première pierre du développement du vol de voile en Allemagne.

Records 1909 :

Distance : 134 km, Louis Paulhan sur Voisin à Reims-Bétheny, le 25 août 1909
                154 km 620 m, Hubert Latham
sur Antoinette à Reims-Bétheny, le 26 août 1909
                180 km, Henri Farman
sur Farman à Reims-Bétheny, le 27 août 1909

               
234 km 212 m, Henri Farman
sur Farman à Mourmelon, le 3 novembre 1909
Vitesse :  
54,795 km/h, Paul Tissandier sur Wright à Pont-Long, le 20 mai 1909
  
             69,822 km/h, Glenn Hammond Curtiss sur Curtiss à Reims, le 23 août 1909
  
             74,318 km/h, Louis Blériot sur Blériot à Reims, le 24 août 1909
  
             76,956 km/h, Louis Blériot sur Blériot à Reims, le 28 août 1909
Hauteur :
  155 m, Hubert Latham sur Antoinette à Reims-Bétheny, le 20 août 1909
  
             453 m, Hubert Latham sur Antoinette à Châlons, le 1 octobre 1909

1910 :    - le 7 janvier 1910, le français Latham, dépasse les 1.000 m d'altitude.

- le 5 mars 1910, Mme Elise Deroche dite Baronne de Laroche, sur biplan Voisin, obtient le premier brevet d’aviatrice. L’Aéro-Club de France enregistrera ce brevet sous le numéro 36, à l’age de 24 ans.

 - Le 28 mars 1910, Henri Fabre fait décoller sur l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) le premier hydravion de l’histoire.

 - En France, Avril 1910, au Grand prix de Cannes, Paulhan prend la première photographie aérienne (en aéroplane) de l’histoire, le 20 avril.

 - Le Belge César Battaille de Basècles (Hainaut) décide de construire un Triplan. La construction s'étala sur les années 1910 et 1911. Le premier vol eut probablement lieu le 16 août 1911, par le pilote français François Chassagne. En 1972, la famille Battaille fit don des éléments subsistants de l'appareil original à la section Air du musée de l'Armée de Bruxelles. Après de nombreuses années de travail, réalisé par la « Brussels Air Museum Restoration Society – BAMRS », ce témoin des débuts de l'aviation Belge a retrouvé son état d'origine et sera exposé dans un stand créé spécialement pour lui.
Voir :
Brussels Air Museum Restoration Society – BAMRS

 

Le Triplan de César Battaille

 

 -  Le 8 juillet 1910, meeting de Reims. Dans la Coupe des dames, Elise Deroche ( plus connue sous le nom de « la baronne de Laroche », sur Voisin affronte Hélène Dutrieu sur Farman à moteur Gnôme. La première fait une chute terrible de 60 mètres et se brise les membres.

 - L’année de la 1ère Exposition Universel de Bruxelles.

Meeting aérien du 23 juillet au 4 août 1910, les bruxellois découvraient ce qu’était l’aviation avec le premier meeting de Stockel, un aérodrome provisoire avait été installé sur l’Hippodrome. Citons nos très bons jeunes pilotes de l ‘époque : Pierre de Caters, Jules de Laminne, Croquet, Alphonse de Ridder, Nicolas Kinet, Alfred Lanser, Jules Tijk, Charles Van den Born, Léon Verstraeten, Jan Olieslagers, Joseph Christiaens, Joseph d’Espel
L’épreuve de Bruxelles est totalement dominée par la magie du pilotage du Belge Jan Olieslagers, surnommé « le démon anversois », qui rafle tous les prix avec son monoplan Blériot XI à moteur Gnôme à 14 cylindres de 100 ch : vitesse, durée et hauteur : nouveau record du monde à 1 776 mètres.

- - Lors du meeting, Nicolas Kinet, à bord d’un biplan Farman, s’écrase dans un champ. Son frère Daniel Kinet s’était déjà tué trois semaines auparavant à Gand.

- Madame Caya de Castella saute en parachute et s’écrase au sol.

La même année, on vit des meeting aériens à Oostende, Verviers, Antwerp, Etterbeek, Moucron, Kiewit et Kortrijk.

Le beau temps affiché dans le ciel de Bruxelles pour annoncer le meeting aérien ne fut pas au rendez-vous. Un orage soudain provoqua la mort d'un pilote.

 - Hélène Dutrieu fut la première femme belge à voler à bord d'un avion. Née à Tournai, elle obtint son brevet de pilote (n° 27), le 25 novembre 1910, à l’age de 33 ans. Au niveau mondial elle est la deuxième femme, après la baronne de Laroche (Elise Deroche, de son vrai nom).
En septembre 1910, l'Aéro-club du Hainaut organisa la semaine aérienne de Braine-le-Comte où s'illustra plus particulièrement Hélène Dutrieu sur son biplan FARMAN de 25 cv.

Elle participe au meeting de Kiewit.

Le 22 décembre 1910
, en France elle gagne la coupe Femina.

Voir : http://www.rosadoc.be/site/mainfr/dutrieu.htm
Voir :
http://www.mathieu.be/french/club.htm
Voir
(en francais) : http://www.ctie.monash.edu.au/hargrave/dutrieu.html

Hélène Dutrieu

 

 - Octobre 1910 – meeting de New-York : Coupe Gordon-Bennett -  - La belge Hélène Dutrieu sur Farman à moteur Gnôme et l’américaine Bessica Raiche sur biplan à moteur Ford sont les vedettes féminines du meeting.

 - En 1910, Alfred Leblanc vole à plus de 100 km/h.
Record d’altitude, d’abord 1000 m (Latham), ensuite 3000 m (Legagneux)
- Les Alpes sont traversées par un jeune Péruvien, Géo Chavez, qui se tue à l'atterrissage.
http://www.newtech.fr/mdla/histoire_alpes.htm?PHPSESSID=1a941cf40002ea69b03da5ea0f0d6c3c

 - Le 8 décembre 1910, Legagneux dépassera les 3.000 m ! sur "Blériot" moteur Gnôme

Bilan de l’année 1910

Selon l’ « Aérophile », le journal officiel de l’Aéro-Club de France, dans un numéro paru en janvier 1911, il s’est construit dans le monde en 1910 environ 1 350 aéroplanes. Les Aéro-Clubs de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Russie et d’Italie ont décerné 350  brevets de pilote. A elle seule, la France a réalisé près de la moitié des aéroplanes (650 à 700). Le second pays par sa production est la Grande-Bretagne où apparaissent plusieurs constructeurs prolifiques, après Alliot Verdon Roe (la firme s’appelera Avro) : les frères Short et la firme Bristol. Les Etats-Unis prennent la troisième place, avec Wright et Custiss, lesquels seront rejoints 1911 par une firme au nom célèbre aujourd’hui : Boeing. La Russie, qui a dans un premier temps acheté des aéroplanes à la France, cherche à produire localement, de même que l’Allemagne et l’Italie qui ont pris un retard très important dans la construction aéronautique, malgré l’excellence de leurs motoristes automobiles. En fin d’année 1910, plus de deux millions de francs de prix ont été attribués dans les manifestations aériennes. La course Londres-Manchester a rapporté 250.000 francs à Paulhan, devenu riche ; le meeting de Cannes 75.825 francs à Effimoff et près de 60.000 francs à Latham ; A bournemouth, Morane empoche d’un coup 90.000 francs. Malheureusement, les accidents d’aéroplane eux aussi, s’accumulent : un mort en 1908, trois pilotes tués, en 1909 et trente en 1910.

- Quelques records de nos compatriotes belges en 1910

- le 31 janvier, Charles Van den Born, durée 1h49’ à Châlons.
- le 8 avril, Daniel Kinet, durée 2h19’ à Châlons.
- le 3 mai, Jan Olieslagers, Prix de hauteur à Barcelone.
- le 15 mai, Nicolas Kinet, durée 2h51’ à Châlons.
- le 10 juillet, Jan Olieslagers, record mondial de distance 392 kms et durée 5h à Reims.
- Juillet, Jan Olieslagers, distance, durée et hauteur 1.776m, au meeting de Bruxelles.

Voir :
http://pgts.free.fr/etudegh/gnome1910.pdf

 

1911 :.Ouverture de la première Poste aérienne, aux Indes, par le français Henri Péquet.

Apparition des premiers instruments de bord, indicateur de vitesse du capitaine Etévé et de l’anémomètre par  Badin, nom devenu commun à l’instrument.

 - Le 11 février, 1er survol de Paris - Robert Grandseigne accomplit un exploit inouï qui constitue une grande première. A 3 heures du matin, les Parisiens sont réveillés par un vrombissement de moteur. Des dizaines de milliers de Parisiens courent à leur fenêtre et scrutent la rue pour en deviner l’origine. Mais c’est vers le ciel qu’ils doivent regarder. Un aéroplane survole la ville. Ce 1er exploit aérien est accompli en quelques heures par l’aviateur Grandseigne (ou Granseigne) sur un aéroplane de type Caudron.

 - Du 6 au 23 août, 1er Tour de Belgique. 10 pilotes Belges et 8 Français prennent part à la compétition. Le pilote Belge, Jules Tijk, gagnera la compétition.

 - En Belgique, Spa, raid aérien de 1911 Liège-Spa-Liège dans le cadre du "Circuit Européen Paris-Liège-Spa-Liège-Utrecht-Bruxelles-Roubaix-Calais-Londres-Paris. Soixante-huit avions y étaient inscrits.
Voir : http://users.skynet.be/rapcs/Club.html

 - Début des vols à la « Wasserkuppe ». Les pentes y étaient idéales pour des tentatives aériennes. L’accès et les infrastructures déjà posée depuis longtemps. Le site n’était plus un désert.
L’
Akaflieg de Darmstadt propose à leurs élèves des stages d’été, en vue de les occuper et d’essayer  leurs planeurs. Ce fut la première école de formation au vol à voile.

Ils y revinrent en 1912 et 1913.

 - Le 31 décembre 1911, Hélène Dutrieu, à Etampes en France, gagne à nouveau la coupe Femina.

1912 :   - Henri Mignet fabrique son 1er planeur monoplan inspiré des appareils de Lilienthal, le HM-1-1.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - - Fin 1911, Latham abandonne l’aviation et s’adonne de nouveau à la chasse, en Afrique équatoriale. Le 7 juin 1912, Latham trouve la mort, tué par un buffle.

 - - Gabriel Voisin en 1912 a la douleur de perdre son frère Charles dans un accident d’automobile à Corcelles (Rhône). Charles Voisin était le véritable directeur de l’usine Voisin, Gabriel faisant fonction d’ingénieur.

 - « Le Parachute », 1er mars 1912 - Le Capitaine Albert Berry "saute" en parachute au dessus de Saint-Louis, Missouri, depuis un biplan Benoist, à 750 mètres d'altitude.

 - - Décès de Wilbur Wright le 30 mai 1912 à Dayton, Ohio, à l’age de 45 ans. (mort de la typhoïde)

 - - Décès de Harriet Quimby, elle se tua le 1 juillet 1912 lors du meeting de Harvard-Boston.

 - A Elisabethville, au Congo, en novembre 1912, Fernand Lescart, aidé financièrement par le Roi Albert I, tente en vint de décoller avec son Farman, mais les températures trop élevées, l’humidité et l’altitude l’obligent à renoncer. Il crash le Farman.

1913 :    - en 1913 Louis Blériot avait déjà vendu 800 appareils et deviendra l'un des premiers grands industriels aéronautiques.

- Henri Mignet fabrique son 2ème planeur monoplan inspiré des appareils de Chanute, le HM-1-2.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

Voir : http://perso.wanadoo.fr/aircollection/essais.htm

  - le 2 septembre 1913, premier looping, Pégoud devint célèbre, en effectuant une boucle avec son aéroplane, mais en réalité ce fut le russe, lieutenant Nicolaïevitch Nesterov qui effectua la première boucle en avion.

 - 23 Septembre 1913 - Première traversée de la Méditerranée par Roland Garros, parti de Saint-Raphaël sur un monoplan Morane-Saulnier. Il atterrit à Bizerte, après avoir parcouru 729 kilomètres en 7h53.

 - Le 29 septembre suivant, Maurice Prévost dépasse les 200 km/h sur un monoplan Deperdussin.

 - La même année, Adolphe Pégoud réalise le premier looping.

1914 :    - Déclaration de guerre le 3 août 1914.

La grande guerre et l’industrialisation.
L'aviation bascule dans l'industrialisation de masse et les principes de l'industrie automobile, elle aussi naissante, vont être appliqués pour produire près de 11000 appareils en quatre ans. Cette longue période d'hostilité va avoir une influence considérable sur le développement des plus lourds que l'air. Les petits constructeurs du début du siècle sont devenus industriels, et l'armistice de 1918 laisse un parc non négligeable d'avions d'arme inemployés. De plus, dans l'inconscient collectif, l'avion est passé d'un appareil à rêver à un outil de guerre et de destruction. Les états majors des pays belligérants ont compris et vérifié l'enjeu de la maîtrise de l'air et l'espace aérien est ainsi devenu espace militaire.

 Première communication radio entre un pilote et le contrôle au sol.

1915 :    - l'Aérodrome de Bruxelles ou plutôt d'Evere-Haren, surnommé «Ternoooiveld» par les habitants du coin, fut construit par l'armée allemande en 1915. Il fut utilisé ensuite par l'armée belge, puis par la Sabena jusque 1940-45.

1919 : La première guerre mondiale terminée depuis 1 an, avait vu le développement et la course effrénée à la motorisation des machines volantes et de leurs armements inhumains.

 - Fondation du SNETA (Syndicat National pour l'Etude des Transports Aériens), sous l'impulsion d'un pilote, Georges Nélis, soutenu par le roi Albert, est institué afin d'« étudier les possibilités de développer le transport aérien en Belgique ».

Une équipe belge mandatée part au Congo, afin d’étudier la possibilité d’une ligne aérienne passagers et postale entre Kinshasa et Stanleyville (Kisangani aujourd’hui).

 - - la baronne de Laroche (Elise Deroche, de son vrai nom),  périra en compagnie de l’aviateur Barrault le 18 juillet 1919 au cours du vol d’essais d’un biplan léger.

 - L’Allemagne et tous ses amoureux du vol étaient cloués au sol depuis la fin de cette guerre.
C’est ainsi qu’en janvier 1919, sous l’insistance de Wolf Hirth et du Professeur Carl Oskar Ursinus, considéré comme le père de la Rhön Wettbewerb, Erich Meyer lançait, par l'intermédiaire de la revue Flugsport, un appel aux amateurs et aux techniciens pour reprendre l'activité interrompue en 1914, c’est à dire, de reprendre ensemble la recherche du vol plané sans moteur.
Rendez-vous était donné à tous en juillet 1920 à la Wasserkuppe. Ce lieu d'expérimentation, situé dans le massif de la Rhön, avait déjà été choisi par l'Akaflieg de Darmstadt en 1909 pour essayer ses planeurs.

Voir
 : http://membres.lycos.fr/wings2/sorciers/sorciers.htm

1920 :    - En Belgique, fondation de la SABCA ( Société Anonymes Belges de Construction Aéronautiques).

 - En Belgique, Sabena assure les premiers services réguliers entre Bruxelles et Londres ainsi qu'entre Bruxelles et Paris.

 - Découragé de voir ce que l’aviation est devenue du fait de la guerre, Gabriel Voisin en 1920 se consacre à l’automobile.

 - Henri Mignet fabrique son 1er appareil motorisé HM-2. Ressemblant à un Blériot. Tous les éléments fonctionnaient, mais jamais ensemble.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

Voir : http://perso.wanadoo.fr/aircollection/essais.htm

 - Ce fut l’année de départ du grand développement vers le vol à voile. L’Allemagne, était sous occupation, interdite de vol et de construction aéronautique motorisée. Comme des enfants, voulant jouer à l’interdit, il se sont accrochés au vol à voile et à son développement. Réalisant ainsi un rêve de tout temps, voler comme et avec les oiseaux. Les pays voisins se concentrent surtout sur le vol moteur, réservé uniquement à une élite plus fortunée, car très onéreuse.

Réouverture et premier concours de la « Wasserkuppe », la « Rhön Wettbewerb », la météo y était très mauvaise et le concours prévu du 15 juillet au 31 août fut prolongé jusqu’au 7 septembre.

Voir les très belles photos à l’adresse suivante (en allemand):
Voir : http://www.soaringissa.org/wasserkuppe/wasserkuppe_history.htm
Voir : http://www.biosphaerenreservat-rhoen.de/rhoen/landschaft/wasserkuppe.html

- - Le 9 août 1920 décès malheureux d’Eugen von Loessl. Son planeur s’étant cabrer après le décollage, est retombé 150 m plus bas. Le même jour qu’Otto Lilienthal 24 ans auparavant.

En Allemagne depuis ce jour, le 19 août est devenu une journée commémorative en l’Honneur des pionniers Pilotes décédés.

La « Flugwissenschaftlische  Vereinigung  Aachen, (FVA) », ayant construit en secret, le « FAV 1 », « Schwarze Teufel », « Diable Noir » en français, l’entoilage était noir, planeur dessiné par Wolfgang Klemperer, mais se trouvant en zone d’occupation belge, eu bien du mérite pour fabriquer et transporter en fraude leur machine vers la Wasserkuppe, en zone non occupée. Arrivée tardive de l’équipe le 3 septembre, et leurs premiers vols commenceront le 4 septembre.

L’année du « Sandow ». Cette même école  innove par la même occasion les premiers  lancés au « Sandow » de leur fabrication (long câble de caoutchouc).

Wolfgang Klemperer fera 2 petits essais et au 3ème bâtera le record de la Wasserkuppe avec un vol de 2min22s et une distance de 1852 m, remportant par la même occasion le premier concours de la Wasserkuppe. 

Remarquons que tous ces vols étaient toujours des vols de pente. Etant mis en l’air par la seule traction humaine. Environ 8 personnes couraient dans la descente vers la vallée, face au vent, en tirant le câble accroché au planeur, avec l’espoir de voir décoller celui-ci. Une fois en l’air, environ 5 à 10 m, le pilote n’avait que le vol de pente pour essayer de gagner quelques mètres et tenir le plus longtemps possible. Parfois, il pouvait atteindre une hauteur de 100m, voir 200m. Les décollages se faisaient toujours par vent plus fort, entre 10 et 50 km/h . D’autres équipes portaient parfois le planeur à bout de bras en courant vers la vallée. Pour les plus petites machines, les « hangegleiter », sorte de delta plane, une aile posée sur les épaules du pilote, celui-ci courait en même temps que ses aidants s’il en avait, vers la vallée et espérait décoller. Ce genre de planeur se dirigeait uniquement par le déplacement du corps du pilote, en avant, en arrière, à gauche ou à droite, ce qui déplaçait le centre de gravité de la machine. Mais quel n’était pas leur plaisir en vol, lorsque vol il y avait.

L’arrivée du Sandow par l’équipe d’Aachen fut une amélioration considérable, le planeur étant catapulté à plus grande vitesse, la course des équipes de lancement simplifiée et moins contraignante car il suffisait de bloqué le planeur à l’emplacement de décollage, de tendre le Sandow au maximum et de lâcher la machine. Le reste dépendant de l’opportunité des éléments et de la dextérité du pilote. Ils avaient rarement l’occasion de goûter une thermique de plaine qu’ils ne connaissaient pas encore.
Voir
 : http://membres.lycos.fr/wings2/sorciers/sorciers.htm

Exemple d’un Hangegleiter

 

Le « Schwarze Teufel »

 

 

1921 :    - Nouveau concours de la « Wasserkuppe », le temps est excellent.

Le concours qui débute le 10 août 1921 est doté d'un premier prix de 30 000 marks pour celui qui réussira un vol de 5' et se posera à une altitude inférieure de moins de 50 m à celle du lieu de décollage. D'autres prix récompensent la plus grande distance et la plus grande durée.

Sur 14 planeurs engagés à la Wasserkuppe 1921, 5 étaient des planeurs à ailes rigides et gouvernes aérodynamiques : le monoplan de l'Akaflieg de Munich (11 m d'envergure) ; l'aile volante Weltensegler de Frederik Wenk (16m d'envergure) ;  le Vampyr de l'Akaflieg de Hanovre(12,6 m d'envergure) et l’équipe d’Aachen revient avec le « Schwarze Teufel » qui sera piloté par Karl  Fromm et Théo Bienen et la nouvelle « Blaue Maus » (9,5 m d'envergure), version améliorée du précédent, toujours sous la conduite de Wolfgang Klemperer.

 

La « Blaue Maus »

 

Un autre Hangegleiter

 Nuernberger biplans dans l'entreprise d'école Weltensegler école de pilotage, 1921  

Le 25 août 1921, fin du concours.
L’équipe d’Aachen et d’Hanovre reste à la Wasserkuppe.

Le premier vol du « Vampyr » du Professeur et Ingénieur Georg Madelung de l’école technique supérieure d’Hanovre, est présenté par Arthur Martens à la « Rhön Wettbewerb ».

Le Vampyr sera considéré comme l’ancêtre des planeurs d’une nouvelle génération à venir c’est à dire :
planeurs à ailes rigides et gouvernes aérodynamiques.
Le 30 août
, Wolfgang Klemperer, avec la Blaue Maus, 13 minutes, record du monde et de distance, termina son vol dans un champs près de Gersfeld.
Le 5 septembre, Arthur Martens
rééditait à bord du Vampyr un vol de même nature et parcourait une distance de 7,5 km en 15m40s
Le 13 septembre, Harth
avec 21m37s, nouveau record du monde.

C'était la fin du mythe d'Icare, le vol à voile humain était devenu une réalité
Voir : http://www.segelflugmuseum.de/deutsch/FrameMuseum.htm

1922 :    - Henri Mignet fabrique le HM-3 « Le dromadaire », le HM-4 Parasol sans gouvernail de direction, moteur Anzani 10 CV, le HM 5 Planeur porté sur les épaules.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - L'Association Française Aérienne organisa en août 1922 le 1er grand Congrès Expérimental à Combegrasse près de Clermont-Ferrand, pour coordonner les recherches expérimentales sur l'aviation sans moteur. Ce fut un échec, les pilotes ne purent tenir tout au plus que quelques minutes. Maneyrol y était et son planeur s'avéra rapidement inadapté et dangereux.

 - Installation d’un poste météorologique à la Wasserkuppe.
Nouveau concours de la Wasserkuppe.
Les organisateurs innovent le But fixé : 40 minutes de vol minimum avec retour au point de départ et une distance quelconque de 5 kms, vache autorisée.
Une prime de 50.000 marks du royaume au meilleur qui aura atteint le but.

            Le 18 août 1922, Arthur Martens sur le « Vampyr », version légèrement amélioré, atteint les minima demandés.

Le « Vampyr »

Martens mit dem Vampyr am Boden

Le 19 août 1922, un « Vampyr » piloté par Hentzen, réalise 2 heures et 9 kms.
Le 24 août 1922, Hentzen
se surpasse et réalise le record du monde de durée avec 3h et 6’.

L’équipe d’Hanovre gagne les trois 1ères places du concours.

Hentzen à bord du Vampyr

Hentzen vor dem Start am 24. August 1922

Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/sorciers/sorciers.htm

 - Record du monde du durée pour le français Alexis Maneyrol.
Le Daily Mail avait déjà récompensé deux aviateurs français, Blériot pour la traversée de la Manche et Paulhan pour la course Londres-Manchester. Ce concours de vol à voile à Itford Hill (Angleterre) était sa troisième grande initiative dans le domaine de l'aviation.
Vingt pilotes européens s'étaient engagés représentant l'élite du vol à voile. Parmi eux, un seul Français Alexis Maneyrol. Pas d'allemand qui pensaient que leur record, 3h10', ne pouvait être battu.
Le concours dura 6 jours. Maneyrol prit l'air le 21 octobre à 14h32, Raynham à 14h45 puis Grey mais bientôt, il n'y eut plus que Maneyrol dans le ciel. Malgré le vent qui forcit jusqu'à 25 mètres/seconde (90km/h) et malgré les averses, Maneyrol ne descendit qu'à 17h54 après avoir volé sans arrêt 3h22. Il venait de battre le record du monde. Pour Maneyrol et Peyret, c'était la gloire et aussi le chèque de la victoire, 1000 livres sterling, 60.000 F d'alors.
Voir : http://www.mairie-frossay.fr/patrimoine/maneyrol/maneyrol06.php3

Le planeur Peyret d'Alexis Maneyrol

1923 :    - en 1923, le SNETA  ( Syndicat National pour l'Etude des Transports Aériens ), en collaboration avec le gouvernement belge, devient la Sabena « Société Anonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne », et fondent LARA (Ligne Aérienne Roi Albert) et le CENAC (Comité d'Etudes pour la Navigation Aérienne au Congo) qui entreprennent des opérations au Congo, reliant plusieurs villes sur le fleuve Congo par des hydravions et mettent tout en œuvre pour établir une liaison aérienne entre la Belgique et le Congo.
Le capital Sabena s'élève à 6 millions de francs. La première ligne officielle, qui se limite au courrier et au fret, relie Bruxelles à Lympne (Royaume-Uni) en passant par Ostende. L’épopée publicitaire de la Sabena "Par Sabena, vous y seriez déjà".

Voir
: http://www.aerospacehistory.com/pays/masquepays.asp?Pays=Belgique

Voir : http://www.mm.be/articles/mm122asabena.htm

 - Record du monde du durée pour le français Alexis Maneyrol, sur les dunes de Vauville.
Le lundi 29 janvier
, Maneyrol battit un nouveau record du monde : il avait tenu l'air 8h 4' 50'' 2/5 à bord de son planeur.

Le 26 février,
il remporte le prix "Dewoitine" avec une distance de 7km850.
Voir : http://www.mairie-frossay.fr/patrimoine/maneyrol/maneyrol07.php3

Le planeur Peyret d'Alexis Maneyrol

 - En 1923, le lieutenant Victor Simonet s’entend avec le constructeur belge Paul Poncelet, qui lui construit un planeur du nom de « Castar », avec lequel il se rend au "IIème Congrès Expérimental" à Vauville en France, août 1923, où il y fera de bonne performance, en vol de pente devant les dunes, 1er pour le total durée devant Maneyrol,.1er pour la hauteur, Maneyrol 4ème. A son retour, il prospecte les pentes dans la région de Liège, Remouchamps, Visé.
- On devait malheureusement y déplorer le décès du pilote "Hemmerdinger", sans doute par la rupture d'une aile.
Voir :
Le récit vécu de Victor Simonet dans "La Conquête de l'air" N° 18 du 15 septembre 1923, reproduite dans la revue de notre club "Les Cahiers des Faucheurs de Marguerites" du 3ème trimestre 2003. Il y explique le vol de pente de l'époque,  face au vent de la mer, à 4 ou 5 mètres du sol et 1 mètre de la dune. Les efforts physiques pour remettre la machine au-dessus de la dune afin de reprendre un nouveau départ, ....
Voir : http://www.mairie-frossay.fr/patrimoine/maneyrol/maneyrol07.php3

Le Poncelet « Castar » de Victor Simonet

Poncelet Castar

 - A « Grünau », aujourd’hui appelé « Jezow Sudecki », au nord de « Jelenia Gora » en Pologne. Quelques anciens pilotes de la 1ère guerre se rassemblaient régulièrement pour parler de leurs souvenirs de vols et de guerre. C’est ainsi que l’un d’entre eux, Walter Blume, fit remarquer que la région présentait les mêmes caractéristiques que la région de la Wasserkuppe. Aidé de quelques mécènes, ils décidèrent de tenter leur chance. Un noble de la région leur cède 40m³ de bois qu’ils troquent contre un ancien hall et ils le réinstallent au pied de la colline du Galgenberg. Quelques entreprises les aidèrent pour la construction des bâtiments et l’été de 1923, tout était prêt mais les vols n’ont pu commencer qu’après les moissons du mois d’août. Edmund Schneider et Gottlob Espenlaub, tous deux déjà chevronés et venant de la Wasserkuppe, furent chargés de la direction de l’école. Ensemble, ils ont construits les premiers planeurs et ont mis au point les premiers cours de formation. Vint ensuite l’inauguration et l’ouverture de l’école de Vol à Voile. Grünau devenait ainsi le 3ème centre le plus important après la Wasserkuppe et Rossitten. Les élèves peu fortunés travaillaient dans les champs de la région en été pour subvenir à leur formation.
 

 - - Le concours de Lympne richement doté par l'Aéro-Club Royal d'Angleterre.
Le samedi 13 octobre 1923,
vers une heure de l'après-midi, à bord de son petit appareil jaune, - Alexis Maneyrol prit l'air bien décidé à remporter l'épreuve, à dépasser les 4.000 m. Et de fait l'aviette monta, monta, ne fut plus bientôt qu'un petit point à peine perceptible dans l'espace. Puis on la vit redescendre, l'aviateur ayant sans doute estimé qu'il avait atteint son but. Elle survola les spectateurs enthousiasmés à près de 700 m et descendit encore. Elle n'était plus qu'à une cinquantaine de mètres du sol quand un cri d'horreur jaillit de la foule. Les deux ailes de la moto-aviette venaient de se replier en parapluie. L'appareil tournoya deux ou trois fois sur lui-même, puis vint s'écraser au sol avec un bruit sourd. Jambes brisées, atteint de multiples fractures, le visage et les mains contre la terre, Maneyrol agonisait. Un médecin fut appelé, mais en vain, la mort avait fait son œuvre.

Voir : http://perso.wanadoo.fr/acla/maneyrol.htm
Voir : http://www.mairie-frossay.fr/patrimoine/maneyrol/maneyrol06.php3

1924 :    - Sabena - Les premiers passagers embarquent, à Bruxelles, pour un vol à destination de Strasbourg.

 - Henri Mignet vient de construire son HM-5, un planeur entièrement démontable, et reçoit le prix d'encouragement au 2ème Congrès de Vol à Voile de Vauville en 1924.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Le lieutenant Damblon, de la base de Bierset, lui aussi à la recherche de pentes, découvre sur la hauteur Hébronval, une colline dénommée « Colenhan » d’environ 30 mètres de hauteur favorable au vol de pente. Il obtient que la construction d’un planeur soit réalisé par les Etablissements militaires d’Evere qu’il baptisera du nom de sa colline « Colenhan ». Disposant d’un hangar à Hébronval , il pourra s’y rendre régulièrement et sera même aidé par les gens de la région pour ses décollages et rentrées de machine. C’est ainsi que le 26 décembre 1924, il réussi un vol de 35 minutes. C’était le premier bon vol plané en Belgique et la réussite d’une persévérance.

 - Mai 1924, Ferdinand Schulz réussissait un vol de plus de 8h42’ au départ des dunes de Rossitten

1925 :    - le 12 février 1925, premier essai dune liaison aérienne entre la Belgique et le Congo. Edmond Thieffry, accompagné d'un second pilote Léopold Roger et d'un mécanicien Joseph de Bruycker, ouvre la voie africaine avec un Handley-Page, le « Princesse Marie-José », équipé de 3 moteurs d’une puissance totale de 850 chevaux (un Rolls-Royce et deux Siddeley). Ces pionniers rejoignent Léopoldville en 75 heures et 25 minutes de vol effectif et... 51 jours au total. Le 3 avril 1925, Kinshasa accueille les héros du premier raid Belgique-Congo.

 - Le vol à voile belge a commencé à faire parler de lui en 1925. Trois belges participent au "Congrès Expérimental" de Vauville (France) : le lieutenant Victor Simonet sur un « Castar de Poncelet (construction belge», le lieutenant Damblon sur un « Colenhan  des Etablissements militaires d’Evere » et le commandant André Massaux sur un « Vivette  de Poncelet (construction belge) » qui devint recordman du monde de durée le 26 juillet 1925, en tenant l’air durant 10 heures et 41 minutes. D’autre part, deux constructeurs y sont représentés, la SABCA et Poncelet. La plupart des machines présentées et concurrentes sont des planeurs hybrides à moteur du style « Avionnette », dont le moteur est enlevé par la compétition.
- 26 juillet 1926. On devra déplorer le décès tragique de notre compatriote Victor Simonet qui fait une chute verticale, d’une hauteur de 40 m, et va s’écraser au pied d’une dune, suite à une rupture d’un câble de commande. Les secours arrivés sur place ne pouvaient que constaté le décès de notre ami et pionnier Victor Simonet.

 - Henri Mignet construit le HM-6, appareil à moteur derrière le pilote, préfigurant les Ultra-légers modernes, le HM-7 Hélicoptère.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Ouverture de la « Maison Ursinus » à la Wasserkuppe.

1926 :    - Gottlob Espenlaub quitte Grünau pour la région de Kassel et est remplacé par Ferdinand Schulz qui devient le nouveau chef du centre de formation.
Edmund
Schneider épouse Melle Hoffman, la fille de l’horticulteur de Grünau et s’y installe. Il commencera la construction de planeurs dans un petit atelier qu’il agrandira par la suite sur les terrains de son beau-père.

1927   - le 20-21 mai, Charles Lindbergh réussit la traversée de l'Atlantique en 33h30’,entre New York et Paris sans escale à bord du Spirit of St Louis, un monoplan à moteur Wright de 220 ch. Il avait entendu parler d’une prime de 25.000 dollars offerte par un mécène au premier qui reliera ces deux villes sans escales. Signalons qu’il fit un passage par Bruxelles lors de son voyage de retour. 
Un mois plus tard, c'est au tour de l'océan Pacifique de céder aux progrès de l'aviation : Maitland et Hedenberger relient San Francisco à Honolulu.

 - En 1927, deux cent mille personnes assistèrent sur l’aérodrome de Bruxelles (Evere) à l'arrivée du «Spirit of Saint Louis» de Charles Lindbergh, le premier aviateur à traverser l'Atlantique nord sans escale.

 - Les premier vols remorqués furent réalisés par Gottlob Espenlaub et Gerhard  Fieseler.
Voir 
: http://www.segelflugmuseum.de/deutsch/article/1931/fschlepp.html

1er départ remorqué

Espenlaub und Edgar Dittmar 

 - Alexander Schleicher crée sa propre manufacture.

 - A Grünau, début des agrandissements des installations afin d’y accueillir des élèves toute l’année. Les travaux furent terminés en 1929.

1928 :    - en 1928 création de" Le trophée du mérite sportif " par Alban Collignon (journaliste sportif) en hommage à Fernand Jacobs, fondateur de l'Aéro-Club de Belgique. Les quatre premières années, le prix avait été décerné sous la dénomination "Grand Prix Fernand Jacobs". C’est ainsi que deux pilotes Belges reçoivent les premiers honneurs du grand prix.
GRAND PRIX FERNAND JACOBS
1928 - Louis Crooy et Victor Groenen (aviation).
Voir : http://www.belgium.be/eportal/application?origin=searchResults.jsp&event=bea.portal.framework.internal.refresh&pageid=contentPage&docId=7501

 - À partir des morceaux du HM-6, Henri Mignet construit le HM-8 Durant deux mois, il essaie son Avionnette HM-8 pendant qu'Annette tricote les layettes sous un arbre. Le soir, il replie les ailes de son appareil, Annette, son épouse,  range son ouvrage dans le cockpit et le couple rentre chez lui, l'appareil en remorque.
Le 22 mars 1928
, la revue "LES AILES" publie un article de MIGNET où il annonce pouvoir construire un avion pour 3 500 F (de l'époque). L'intérêt est tel que MIGNET récidive en donnant le détail de la construction de son appareil.
Le premier HM-8 d'AMATEUR vole le 21 mai 1929 entre les mains de Jean Joubert d'Angoulême.
Les articles des AILES devenant introuvables,
MIGNET publie le livre "COMMENT J'AI CONSTUIT MON AVIONNETTE", manuscrit de 350 pages reproduit en offset, comprenant 121 dessins techniques et diverses illustrations. La première édition est épuisée en huit jours. Environ 200 machines sont construites, beaucoup voleront de manière satisfaisante. Chaque appareil différait d'un autre. Mignet lui-même proposait différentes versions suivant les profils d'ailes, l'envergure ou la profondeur.

Voir : http://perso.wanadoo.fr/aircollection/essais.htm

Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Edmund Schneider crée sa propre manufacture : «Edmund Schneider Segelflugzeugbau Grünau », ESG.

 - Robert Kronfeld est le premier à utiliser le « Variomètre », très primitif encore et très cher, ce qui lui permit de mieux comprendre et d’affiner la recherche et la technique des ascendances liées aux nuages.

1929 :    - - Le 11 avril 1929, Edmond Thieffry est victime d’une tornade tropicale. L’Avimeta à bord duquel il a pris place en compagnie du pilote Gaston Julien et du mécanicien Eugène Gastuche, s’écrase dans les marais du lac Tanganyka. Seul le mécanicien sera retrouvé vivant par les sauveteurs. Thieffry avait 37 ans. Un des As de la 1ère guerre.

 - Charles Fauvel dépose son brevet « Aile volante ».
Il participe à la création de l’Avia et en devient le directeur sportif.

Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

 - Henri Mignet construit le HM-9 à ailes pivotantes. Insatisfaisant. Le HM-10 à ailes fixes moteur derrière le pilote relié à une hélice tractrice par un arbre de transmission.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - C’est encore Robert Kronfeld qui est le premier à innover l’utilisation d’un « Parachute », justifiant la sécurité lors des vols de plus en plus performants.

Wasserkuppe

Kronfeld in seinem Professor

1930 :    - En Belgique, le 23 janvier 1930, le pionnier allemand Wolf Hirth, parcourant la planète pour encourager le développement du vol en planeur et démontrer les possibilités de ce nouveau sport, organise avec l’aide de Suzanne Lippens, une démonstration de vol de pente au lieu-dit « Kesselberg » près de Louvain. Il y tiendra l’air plus d’1 heure en présence d’une foule nombreuse. Les premiers clubs belges verront le jour en 1931. Suzanne Lippens, déjà détentrice depuis 1928 de la licence de pilote d’avion, est la première femme belge à obtenir son brevet élémentaire de pilote de planeur en 1930 à la Wasserkuppe sous le control de Wolf Hirth et le brevet C en 1932.
Voir : http://www.aeroclub.student.kuleuven.ac.be/luac/geschiedenis/het_begin.htm
Voir : http://www.fcfvv.be/fcfvv.php?page=chgwg-h
Voir : http://www.chez.com/acul/levol.htm

 - Première compétition International de la Wasserkuppe.
Wolf Hirth,
 part s’entraîner aux Etats Unis en vue des futures compétitions. Il y perfectionne la recherche d’ascendances dans un ciel bleu à l’aide du Variomètre, les thermiques pures. A son retour, il en informe tout son environnement et insiste sur l’utilité du Variomètre.

 1931 :   - L’hiver de 1930 à 1931, Edmund Schneider crée le fameux « Grünau Baby », qui s’avéra tout de suite être une très bonne machine. Petite, à prixmodeste, présentant de très bonne performance, légère mais robuste, fiable, et pouvant être construite en kit par les clubs ou sous licence. C’est l’instructeur Paul Steinig qui fit les premiers vols avec ce nouveau petit bijou. Plus de 5.000 construites dans le monde,  dans toutes ses variantes et certain avance des chiffres plus élevés encore. L’histoire dit qu’en le baptisant  « Grünau Baby », il pensait à la fille du pays qu’il avait épousée.

 - Le 15 février 1931, création par la « Rhön Rossiten » du « Brevet C », qui n’a toujours pas changé aujourd’hui (5 heures, gain de1000 mètres, 50 kms en ligne). Les deux premiers au monde furent remis à  « Robert Kronfeld » et « Wolf Hirth »,.suivirent ensuite Kurt Starck et Otto Fuchs de l’Akaflieg Darmstadt.

 Brevet C de 1931

 De l'argent c

 - En Belgique, le 11 mars 1931, le « Cercle Universitaire Catholique de Vol sans Moteur » voit le jour à l’initiative des personnes suivantes :  le professeur à l’U.C.L. et ingénieur Albert Coppens, Jean de Wouters d’Oplinter, Maurice Lebbe, étudiant à l’U.C.L, André Goethals, étudiant à l’U.C.L qui en sera le Président.  Après des débuts enthousiasmants et prometteurs, le vol à voile en Belgique connut une certaine accalmie due au fait que l'on se fatiguait assez vite du vol plané et que les possibilités du véritable vol à voile n'étaient pas encore très connues.
Voir :
http://www.aeroclub.student.kuleuven.ac.be/luac/geschiedenis/het_begin.htm
Voir :
http://www.chez.com/acul/levol.htm

 - le 27 mai 1931 - Auguste PICCARD, illustre physicien suisse, professeur à l’Université Libre de Bruxelles, fit construire, avec l’aide du SM le Roi Albert Ier qui accepta de le financer, un ballon spécial : il avait une capacité de 14 000 m3, avec une nacelle sphérique en aluminium à l’étanchéité parfaite, munie de petites fenêtres de verre et pourvue de tous les instruments nécessaires aux relevés scientifiques. Il s’envola à 3 h 45 du matin. Il atteint l’altitude maximale de 15 781 m. Le ballon descendit à 21 h le même jour, après de périlleuses aventures, sur le, glacier de la Gurglertal dans le Tyrol, à 2 800 m d’altitude.

- A Verviers, fondation d’un club d’aviation, sur les hauteurs de Verviers, avec l'aide de Georges Genet, Paul Cartigny, José Hamel, Charles Lejeune, René Liègeois. Aujourd’hui, devenu le Royal Verviers Aviation (RVA), sis au lieu dit "Le Laboru", il est un des plus importants aéroclubs en Belgique.
Voir : http://users.skynet.be/rva/histoire_RVA.htm
Très beau résumé de l'Histoire rédigée par Jacques Servais.

 - Wolf Hirth devient le chef du centre de Grûnau le 1er avril 1931.

 - en mai 1931, vol épouvantable par « Guenther Groenhoff de 272 kms dans l’orage avec un « Fafnir » au départ de Munich, atterrissage à Kaaden en Tchécoslovaquie.

Le Fafnir de Groenhoff

Groenhoff ist startbereit

 - Première utilisation des décollages remorqués au concours de la Wasserkuppe, ce qui permis la réalisation de plus grandes distances.

1932 :    - En Belgique, le « Cercle Universitaire Catholique de Vol sans Moteur » , avec l'aide financière de la firme "Van der Elst" acquiert son premier planeur , un « Kassel 12 », baptisé « Miss Belga ». Suzanne Lippens effectue le vol inaugural sur le terrain d'aviation d'Evere, le 20 janvier 1932. Par la suite, les premières formation se déroulèrent sur le terrain militaire de Leuven sous le contrôle de l'instructeur Jean de Wouters. Les premiers élèves pouvaient y acquérir le brevet A et B
Voir :
http://www.aeroclub.student.kuleuven.ac.be/luac/geschiedenis/het_begin.htm
Voir :
http://www.chez.com/acul/levol.htm

 - En Belgique à Spa, par beau temps, une fête aérienne marque l'inauguration du "champ d'aviation" à son emplacement actuel, celui de l'hippodrome de Spa.
Voir : http://users.skynet.be/rapcs/Club.html

 

 - le 18 août 1932 - L’entreprise du 27 mai 1931 d’Auguste PICCARD fut répétée avec plus de succès. Le départ eut lieu de l’aérodrome de Dubendorf, près de Zurich, à 5 h 15 du matin ; à bord du sphérique il y avait encore Piccard et l’ingénieur Cosyns. À 10 h 30, il atteint la cote de 16 201 m. L’atterrissage se fit sans incident près de Mozambano, dans la province de Mantoue, à 17 h, après 12 1 h de vol environ.

 - Henri Mignet construit le HM-11 triplan sans empennage, considéré comme le premier Pou-du-Ciel. Mignet installe sa tente et le HM-11 près de Soissons en lisière d’un petit bois de bouleaux. C’est là qu’il continue ses essais. Le HM-12, variation sur le thème des ailes à fente.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - - Alberto Santos-Dumont retourna au Brésil en 1931. Quand en 1932 l'armée brésilienne n'entend pas ses appels à la paix et bombarde ses compatriotes révoltés de São Paulo, Santos Dumont s'effondre. Il meurt peu après, le 23 Juillet 1932, sans qu'on sache exactement s'il s'agit d'un accident ou d'un suicide.

1933 :    - Wolf Hirth, quitte Grünau pour prendre la direction de l’école de vol à voile de Hornberg, sa région natale.

- Henri Mignet construit le HM-13 (Pou-du-Ciel conduite intérieure). Le 10 septembre, premier vol du HM-14 (Pou-du-Ciel formule définitive) construit en un mois. propulsé par un moteur Aubier-Dunne de 17 cv.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Charles Fauvel crée ses premiers planeurs, d’abord l’AV 1, l’AV 2 ensuite l’AV 3, mais la réalisation de ses projets de planeurs va être différée par l'éclatement de la seconde guerre mondiale.
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

AV 3 de Charles Fauvel

 - Le 3 avril 1933, Kurt Schmidt, record de durée, 36h36’, en Grünau Baby II. 

 - RRG (Rhön Rossitten Gesellschaft) est rebaptisé DFS (Deutsche Forschungsanstalt fur Segelflug).

 - En Allemagne, création de la Deutsche Luftsport Verband ( DLV).

 -  « Edmund Schneider » crée le « Grünau 7 », d’une envergure de 20 m, plus connu sous le nom de « Moatzagolt » pour son ami « Wolf Hirth » qui était alors chef-pilote à l'école de vol à voile de Hornberg, afin de participer au concours de la « Wasserkuppe » qu’il gagnera.

« Moatzagolt à aussi une légende : « Une vieille légende silésienne raconte qu'un paysan nommé Gottlieb Moatz serait tombé dans la misère pour avoir consacré plus de temps à observer les nuages qu'à cultiver son champ ».
Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

1934 :    - Henri Mignet publie son livre imprimé « Le Sport de l’air » consacré a la construction du HM-14. C'est ainsi qu'en 1935 une centaine de HM.14Présentation du HM-14 au Salon de l’Aéronautique
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Heini Dittmar bat le record d’altitude.

 - Wolf Hirth passe la barre des 300 km en réalisant un vol de 354 km.

 - Le professeur Walter Georgii , part en Amérique du Sud pour promouvoir le développement du Vol à Voile, accompagné de quatre vélivoles chevronnés, Hanna Reitsh, Peter Riedel,

 - Le 17 février, Hanna Reitsch, record d’altitude, 2200 m, au-dessus de Rio de Janeiro, en Grünau Baby.

1935 :    -  Sabena ouvre une ligne régulière entre le Congo et la « métropole » (56 heures de vol effectif en 5 jours et demi).

 - Henri Mignet fonde le RAA (Rassemblement de Amateurs de l’Air) qui deviendra le RSA.
Traversée de la Manche. 
Succès triomphal du Pou du Ciel en France et en Angleterre. 
Premier rassemblement Pou du Ciel à Orly.
Premier accident en Algérie.

Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - « Wolf Hirth » et « Martin Shempp » crée la firme « Göppingen Segelflugzeugbau ».et ils sortent le « Wolf Göppingen Gö 1 » concurrent du « Grünau Baby », le « Gö 2 » biplace école, et le célèbre « Gö 3 » d’une envergure de 17 m, plus connu sous le nom de « Minimoa », qui signifiait « Mini Moatzagolt ».
Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm
Voir : http://perso.wanadoo.fr/vincent.besancon/minimoahist/minimoahist.htm

1936 :    - Henri Mignet, suite à 1 autre accident, essais du Pou-du-Ciel en tunnel en France et en Grande-Bretagne. modifications aux HM-14 rendant les accidents de centrage  impossibles.
Création de la Société des aéronefs Mignet à Meaux, près de Paris. 
Premiers vols des HM-15 (monoplace cabine fermée), 
HM-16 (pou-bébé), 
HM-17 (pou-bébé agrandi biplace cabine fermée), 
HM-18 (monoplace cabine fermée),
HM-19 (biplace côte à côte),
HM-210 (version améliorée du HM-18 qui obtint un certificat de navigabilité en Angleterre).

Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Le 9 juin 1936, « Göppingen Segelflugzeugbau ».sort la nouvelle version du « Minimoa », qui fut vendue de série à plus de 110 exemplaires.

1936 :    - - Décès de Louis Blériot, le 1 août 1936, à l’age de 64 ans.

« Wasserkuppe photo de 1935»

 * tardif sur 'Minimoa 'Rhoenwettbewerb en 1936

Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

 1937 :   - Henri Mignet - Suite à de multiples tracasseries administratives et à la demande d’un groupe d’hommes d’affaires Américains, Mignet part pour les Etats-Unis où il constitue à Chicago l’American-Mignet aircraft Co
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Hirth entreprit de construire une version biplace du Minimoa. Baptisée Gö 6 Minimoa 2a. Le prototype du « Minimoa  2a », immatriculé D-15-923, effectua ses essais lors du concours de la Rhön 1937 où il fut piloté par Wolf Hirth et Richard Knoth. Trois semaines plus tard il fut convoyé par air depuis la « Wasserkuppe » jusqu'à « Dunstable » où l'équipage féminin « Hanna Reitsch » et « Eva Schmidt » participa au Championnat de vol à voile de Grande-Bretagne. Le prototype du Gö 6 fut vendu sur place et aucun autre appareil de ce type ne fut construit ultérieurement.
Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

 - En Allemagne le DLV devient le Nationalsozialistiche Fliegerkorps (NSFK).

1938 :   - Henri Mignet - Fabrication par l’American-Mignet du HM-20 monoplace, des HM-21 et 23 biplaces. Retour de Mignet en France.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - - Au concours de la « Wasserkuppe » sur une soixantaine de concurrents,  15 sont sur « Minimoa ».
Le record d’altitude est battu 3 fois en cumulo-nimbus, 4980 m, 5500 m, et 6687 m et tout cela sans oxygène. Malheureusement on déplore deux morts, Gunther Lemm et

Voir 
: http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

 - - En octobre, la Sabena est endeuillée par le crash d'un appareil, à Soest, en Allemagne. Les 4 membres d'équipage et les 16 passagers meurent dans l'accident.

1939 :    - Erich Vergens , en « Minimoa », passe les 500 km avec un vol de 523 km.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

1940 :    - Jusqu’à fin mai 1940, le trafic aérien de et vers Bruxelles se faisait par un aérodrome doté d’une seule piste en herbe, situé à Evere-Haren le long de la chaussée de Haecht. Les bâtiments d’enregistrement et d’accueil des passagers, la tour de contrôle de cet aéroport et certains hangars existent toujours actuellement et forment le quartier militaire Albert Ier. Tant les développements urbains de Bruxelles que la topographie des lieux interdisent de nouvelles extensions du site aéroportuaire d’Haren. La conversion des avions militaires Douglas DC-3 et DC-4 en avions civils requiert un nouvel aéroport pour Bruxelles qui soit équipé de pistes en "dur". C’est ainsi que  l’occupant (comprenons ici les Allemands) construit pendant la deuxième guerre mondiale l’aérodrome militaire de Melsbroeck. Dès 1940, près de 600 hectares de terrains surtout agricoles furent réquisitionnés par l’armée d’occupation qui traça, sur le site de Melsbroeck, trois pistes en triangle. Après la libération, les autorités belges prirent possession de ce site militaire, et remplacèrent certaines installations en les regroupant pour des impératifs civils et techniques.

 - C'est en 1940 que le « Minimoa » fut utilisé de la manière la plus surprenante: Philip Wills fut remorqué à haute altitude au-dessus de la Manche et, au plus fort de la Bataille d'Angleterre, se laissa tranquillement redescendre afin de servir de cible de calibrage aux radars britanniques qui purent ainsi étalonner leurs mesures sur un objectif lent et de faible réflectivité.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/go3/go3.htm

 - En Allemagne, pour la sélection des futures pilotes de combats, à bord d’un Grünau Baby IIb en piqué et sans verrière, les élèves devaient toucher au pistolet une cible au sol. Si la cible était touchée et que le pilote avait survécu à son piqué, il pouvait commencer sa formation de pilote de combat.

Pendant la 2ème guerre mondiale, la production a été considérablement augmentée au moyen de l'introduction du travail à trois équipes par 24 heures. La main-d'oeuvre supplémentaire nécessaire a été trouvée par l'emploi du travail obligatoire, principalement française. L’un d’eux raconte que trois Grünau Baby IIb sortaient tous les deux jours.

Edmund Schneider qui craignant l’invasion soviétique et voyant la défaite de l’Allemagne se dessiner, quitta la région de l’est pour venir dans la région de Stuttgart avec toute sa famille. Wolf Hirth, son vieil ami, qui avait son usine de planeur à Göppingen, non loin de là, les aida à s’installer. Edmund Schneider et son fils plus âgé, Harry, ont trouvé du travail chez les forces américaines occupant l'aérodrome voisin d'Echterdingen. Toutefois, lorsque les Américains ont appris qu'ils étaient des réfugiés d'Allemagne orientale, ils ont perdu leurs emplois. Ils se déplacèrent alors vers la frontière Suisse où il ouvrit une petite fabrique de construction de bateaux en bois, sur le rivage du lac de Constance (Bodensee). Fin de la II guerre mondiale, l'Allemagne avait été de nouveau soumise à un ordre de prohibition sur le vol. Cette fois, il n'y avait aucune exception permise même pour le vol à voile, comme lui avait été accordée en 1918. Malgré cet inconvénient, Edmund Schneider a passé son temps disponible à concevoir plusieurs planeurs, dans l'espoir qu'ils pourraient être mis dans la production plus tard. 
Voir : 

1942 :    - - le 23 mars 1942, décès de notre compatriote Jan Olieslagers à Antwerpen à l’age de 59 ans. Un des As de la 1ère guerre

1944 :    - - Henri Mignet – Le 10 décembre : Assassinat d’Annette Mignet par des partisans communistes. Commande du Pou-Maquis HM-280 , premier Pou-du-Ciel à ailes repliables, par l’Armée de Terre comme appareil de liaison pour les troupes aéroportées.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

1945 :    - Après l'armistice, Charles Fauvel passe son brevet de moniteur au centre de la Montagne Noire.

 - Henri Mignet - Fin de la fabrication des HM-280.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

1946 :    - En Belgique, au mois de mars, un groupement de jeunes mordus de Leuven s'est reformé depuis plus d'un an déjà sous le nom de l'association de "Dijle Zwaluw" et acquière un SG 38 "Zögling" . Au mois de juin, ils se rendent sur le terrain d'aviation de Schaffen et commencent une formation au vol sans moteur. Chaque semaine, direction Schaffen, le vol sans moteur était relancer.

 - Henri Mignet - HM-290 suivi du HM-293, dérivé du 280 pour construction par les amateurs
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

1947 :   - - le 12 octocbre 1947, décès de notre compatriote Fernand Jacquet à Beaumont à l’age de 59 ans. Un des As de la 1ère guerre.

 - Henri Mignet -  Départ pour l’Argentine. Fabrication du monoplace HM-294 et du triplace HM-300.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

1948 :    - - Décès de Orville Wright le 30 janvier 1948 à Dayton, Ohio, à l’age de 77 ans.

1949 :    - Les Américains emportent chez eux, un Grunau Baby IIb saisi, qui fut placé et enfermé au Musée National de l’Air. (à suivre)

1950 :    - Le 4 août, Wolf Hirth devient président de la "Deutsche Aero-Club" et Fritz Stamer, le secrétaire général.
Egon Scheibe
, un jeune ingénieur diplômé de l'université de Munich et ancien membre de l'Akaflieg, sort le prototype du Mü 13 E, qui était un biplace en tandem destiné à l'école et au perfectionnement, il fut construit en Autriche en 1950, il suscita un si vif intérêt que sa production en série fut envisagée. Afin de mener à bien cette entreprise, Egon Scheibe fonda à Dachau la société Scheibe Flugzeugbau ; le Mü 13 E, surnommé "Bergfalke I" devait donner lieu, sous différentes versions, à une production en série qui ne devait s'arrêter qu'en 1978.

Aussitôt le Bergfalke mis en production, Egon Scheibe entreprit en compagnie de Rudolf Kaiser l'étude de deux machines complémentaires du Bergfalke : le Zugvogel voué à la grande performance et le Spatz destiné à l'entraînement.

Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1951 :    - L’Allemagne est libérée de l’interdiction de construction de planeurs et d’avions.
Sortie du « Günau Baby III » par Edmund Schneider et son fils Harry et présenté
au monde pour la première fois à Mühlhofen près du lac Constance. Son fils Harry réduit les plans de construction de 70 feuilles à 39 feuilles qui peuvent être acquises sous licence par les clubs ou ateliers de construction au prix modique de 90 DM.
Edmund Schneider,
dépressif depuis les horreurs de la guerre, aspirait depuis 1949 quitté l’Allemagne pour ouvrir une usine de planeur en Inde, mais des contacts favorables d’un club de vol à voile de Victoria en Australie l’attire. Toutefois, la crainte de quitter sa terre natale et le manque d’argent le font hésiter mais son mécène insiste et lui paye le voyage. C’est ainsi qu’ils débarquent à Melbourne le mois août 1951. Son mécène le loge provisoirement dans une caravane et lui trouve un emploi chez Moorabbin au Royal Club Aérien de Victoria. Après s’être refait une santé morale, physique et financière, un lithuanien immigré Jonas Pyragius lui fit connaître John Wotherspoon d’Adélaïde qui lui offrait un petit atelier pour lui construire un planeur de performance. C’est ainsi qu’il se lança sur une fabrication améliorée de ES-49.

Voir :

 - Charles Fauvel sort son nouveau planeur l’AV 36, Ce planeur vola dans 16 pays. Une cinquantaine furent construits sous forme de "kit" en France (les éléments étaient fournis par la société Wassmer). Il fut ensuite remplacé par un modèle amélioré, l'AV-361.
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

1952 :    - l'Aéro-club du Hainaut, venant de la base aérienne de CHIEVRES, réintégra le camp de CASTEAU jusqu'en 1966

- Henri Mignet - Frustré par les magouilles des financiers argentins, part au Brésil et construit le HM-310 biplace « Estafette ».
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - - Décès de Carl Oskar Ursinus à Francfort, le 7 juillet 1952, à l’age de 74 ans.

 - Rudolf Kaiser construit son premier planeur dans sa maison le « Ka 1 ».

 - Le premier vol du A-Spatz (moineau) de Egon Scheibe eut lieu à Dachau le 12 mars 1952. Une dizaine de A-Spatz furent construits et vendus tant en Allemagne qu'à l'exportation. Il apparut cependant, en cours d'utilisation, que la souplesse des ailes engendrait à  vitesses élevées des phénomènes de flutter et de torsion susceptibles de produire une rupture des ailerons. La rigidification du longeron et un nouvel aménagement du poste de pilotage donna lieu à la définition du B Spatz qui fut construit à environ 40 exemplaires.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1953 :   - La Sabena instaure des opérations héliportées entre Bruxelles (départ de l'Allée verte) et plusieurs villes européennes (Londres, Paris, Amsterdam, etc.). Coûteuses, ces activités ne seront abandonnées que dans les années soixante.

Pour ceux qui se souviennent. L’Héliport de Bruxelles en plein cœur de la ville.
Br 941-01 en approche pour l'héliport de Bruxelles-Allée Verte

 - Réouverture de l’école de Vol à Voile de la Wasserkuppe.

             - Edmund Schneider sort en Australie la version améliorée de l’ES-49 pour son nouveau mécène John Wotherspoon, le biplace ES-49b « Kangourou », d’une envergure de 18m et d’une finesse de 27. Ce fut le nouveau départ de la famille Schneider « père et fils ».

 - En 1953, Egon Scheibe présenta une version modifiée dans le sens de la nouvelle réglementation de la FAI qui définissait la classe « Standard ». Un fuselage de B-Spatz associé à une voilure de 15m d'envergure fit naître le L-Spatz. Le L de Leistung (performance) traduisait en fait le gain de 2 points réalisé sur la valeur de la finesse maximale qui passait  à  27.  Une  quarantaine de L-Spatz furent fabriqués entre 1953 et 1955.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1954 :    - Charles Fauvel crée son entreprise personnelle, la société « SURVOL » à Cannes, destinée à promouvoir et à faciliter la commercialisation de ses ailes volantes.
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

 - Henri Mignet - Départ pour le Japon. HM-330 « cerisier en fleurs », dérivé du 310.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

1955 :    - En 1955, le Roi Baudouin inaugura à Bruxelles-National la ligne de chemin de fer reliant Melsbroek à Bruxelles.

 - Henri Mignet - Départ du Japon pour le Maroc.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 -  le L-Spatz 55, vit le jour en 1955. Ce modèle se différenciait de ses prédécesseurs par la position haute de la voilure ; cette modification, mineure en apparence procurait un accroissement sensible de la stabilité en roulis.  Il devait en résulter une amélioration très nette de l'agrément de pilotage, d'autre part le faible prix de vente et la possibilité qu'offrait Egon Scheibe de livrer son planeur sous forme de "boîte de construction préfabriquée" suscita un vif intérêt dans les aéro-clubs. C'est ainsi qu'entre 1955 et 1962, 300 L-Spatz furent livrés à la clientèle nationale et étrangère mais, malgré des qualités  certaines  et  un  prix  de vente défiant toute concurrence, le Spatz ne fut jamais en mesure de s'imposer face au Ka 8b généralement préféré pour son pilotage plus classique et plus harmonieux.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

 - Alfred Vogt entre dans la société Schempp-Hirth.

1956 :    - Hélène Dutrieu, crée en 1956 un prix franco-belge « Hélène Dutrieu », réservé aux pilotes féminines françaises et belges.

 - Henri Mignet - Construction à Casablanca du biplace HM-350 et du monoplace HM-320.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - Charles Fauvel, c'est au tour du biplace AV-22 de voir le jour ; cette machine sera réalisée en six exemplaires. Elle est souvent considérée comme le chef-d'oeuvre de Charles Fauvel,
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

 - Karel Diouhy dessine les plans du « Letov L13 Blanik ».
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/blanik/blanik.htm

1957 :    - Henri Mignet - Étude du HM-360 monoplace et du 380 biplace pour amateurs.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - La production en série du « Letov L13 Blanik » débuta en 1957 aux usines VZLU de Letnany en Tchécoslovaquie, à ce moment là.
Voir
 : http://membres.lycos.fr/wings2/blanik/blanik.htm

1958 :    - Henri Mignet - Retour en France à la demande du Directeur du service de la formation aéronautique et des Sports Aériens. 
Présentation du HM-350.

Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - - le 17 mai 1958, décès de Henri Farman à Paris à l’age de 84 ans.

1959 :    - - le 25 juillet 1959, décès de Wolf Hirth, avec un planeur LO 150,

1960 :   - Nostalgique de son pays, Edmund Schneider revient en Allemagne et trouve un emploi à Göppingen dans la société « Schempp-Hirth » de son ancien ami Wolf Hirth décédé l’année précédente.

 - Henri Mignet HM-390. Biplace à fuselage en polyester dont le succès fut étouffé par l’administration qui n’avait toujours pas pardonné à Mignet d’avoir révolutionné l’aviation légère 27 ans plus tôt.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 - La licence de fabrication du L-Spatz 55 d’Egon Scheibe fut acquise en 1960 par la société Avialsa d'Haguenau. Le modèle français, rebaptisé A 60 Fauconnet, se distinguait par un profilage plus soigné du fuselage. On estime à 150 le nombre des A 60 qui furent vendus en France entre 1960 et 1970.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1961 :    - - le 15 février 1961, l'avion de Sabena revenant de New York s'écrase dans un champ proche de Bruxelles-National. Septante-deux personnes périssent.
Voir : http://dossiers.lesoir.be/Sabena/histoire/historique.asp

 - - le 26 juin 1961, décès d’Hélène Dutrieu, à Paris, à l’age de 84 ans, notre première femme Belge pilote, après une vie fascinante pleine de changements, vie où son courage et sa sportivité étaient appréciés autant que son sens de l’humour.

1962 :    - Henri Mignet Étude du biplace HM-400.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 -  En 1961, Egon Scheibe entreprit de développer le SF 26 qui constituait une version du Spatz, améliorée au niveau aérodynamique. Le fuselage gardait les éléments essentiels de celui de son prédécesseur mais la partie avant était carénée, jusqu'au bord de fuite de l'aile, par une coque en plastique moulé. L'ensemble de ces modifications donnait au SF 26, sur-nommé Super Spatz, une finesse de 30. Environ 50 SF 26 furent construits entre 1962 et 1964. Après l'échec du L-Spatz III, Egon Scheibe abandonna définitivement ce modèle au profit d'un développement du SF 27.
Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1963 :  

1965 :    - - Décès d’Henri Mignet le 31 août 1965 à l’age de 72 ans.
Voir : http://pou.guide.free.fr/connaitre/biographie_hm/biographie.htm

 -  Les modifications de structure appliquées sur le L-Spatz 55 furent reprises par Egon Scheibe sur un nouveau modèle désigné L-Spatz III. Après une série de 30 exemplaires réalisée entre 1965 et 1966, le développement du Spatz fut définitivement arrêté.
Voir : http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1966 :    - l'Aéro-club du Hainaut, s'installa à Maubray-Tournai.

1968 :   - - Décès d’Alexander Schleicher à Fulda le 26 avril 1968 à l’âge de 67 ans.

 - - Décès de Edmund Schneider à Rottach/Egern le 5 juillet 1968 à l’âge de 67 ans.

1969 :    - Egon Scheibe délaissa la construction des planeurs pour se consacrer à celle des motoplaneurs SF 25 Falke et SF 28 Tandem Falke.
Voir :
http://membres.lycos.fr/wings2/fauconnet/a60.html

1970 :    -  Ouverture du Musée du Vol à Voile pour le 50ième anniversaire de l’école de la Wasserkuppe.

1971 :    - Charles Fauvel décide d'arrêter la production commerciale de ses planeurs, mais continue à diffuser les liasses de plans aux constructeurs amateurs.
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

1972 :    - Charles Fauvel devient président du centre de vol à voile de Fayence, et participe également aux congrès de l'OSTIV (Organisation Scientifique et Technique Internationale du Vol à Voile).
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

1973 :    - - mars 1973, décès de notre compatriote André De Meulemeester à Brugge à l’age de 79 ans. Un des As de la 1ère guerre

1976 :    - - Décès d’Alexander Martin Lippisch à Cedar Rapids en Iowa à l’âge de 81 ans.

1979 :    - - Décès de Charles Fauvel le 10 septembre 1979 aux commandes de son avion, un Super Cab, qui percute les Alpes à 735 mètres d'altitude au nord de Gênes, en Italie.
Voir : http://www.nurflugel.com/Nurflugel/Fauvel/biograph.htm

1986 :    - - 21 décembre 1986, décès de notre compatriote le Baron Willy Coppens de Houthulst à La Panne à l’age de 95 ans. Dernier As de la 1ère guerre.

1996 :    - L’Allemagne et la Pologne propose la création du Musée Edmund Schneider à Jelenia Gora.

1998 :    - - Décès de Peter Ernst Riedel  le 6 novembre 1998 dans les Ardmore, Oklaoma à l’âge de 93 ans.

2000 :    - - Décès de Jacqueline Auriol le 11 février 2000, à l’age de 82 ans. La plus grande dame de l’aviation Française.
Voir (en français) : http://www.aerospacehistory.com/biographies/jauriol.asp